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Qu’est-ce qu’une aurore boréale et où en observer ? On vous répond... |
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Une aurore boréale à Thouaré-sur-Loire (Loire-Atlantique). © Franck Torres
Les aurores boréales offrent un spectacle magique aux amoureux de la nature. Rouges, vertes, roses… Elles apparaissent grâce au choc entre les particules émises par le Soleil et la Terre. Mais au final, qu’est-ce qu’une aurore boréale ? Et où en trouver ? On vous explique.
Françoise-Marie, de Saint-Étienne-les-Orgues (Alpes-de-Haute-Provence), nous a posé cette question : « Où aller voir les aurores boréales cet automne ? »
Il est vrai que cette année, nous avons été assez chanceux. Après une première éruption solaire en mai 2024 et une autre en août, offrant de magnifiques aurores boréales aux Français, on est en droit de se demander quand seront les prochaines. Cependant, il y a plusieurs conditions à réunir pour que ce phénomène se produise. Alors, qu’est-ce qu’une aurore boréale ? Où peut-on en voir ? Ouest-France vous répond.
Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?
D’après le Muséum national d’Histoire naturelle, le Soleil projette constamment à plusieurs millions de kilomètres « un flux de particules chargées (protons et électrons) : ce sont les vents solaires ». Ce flux de particules, en arrivant vers une planète possédant un champ magnétique (ou magnétosphère), est piégé et ne peut passer au travers, qu’aux pôles de la planète. Ce choc entre l’atmosphère et les vents solaires donne ce qu’on appelle des « aurores polaires ». Leur nom change suivant si le phénomène se produit au niveau de l’hémisphère Nord (aurores boréales) ou Sud de la planète (aurores australes).
En plus d’avoir un nom différent selon l’endroit où elles apparaissent, les aurores polaires peuvent aussi changer de couleur. Ce changement s’effectue en fonction de la nature des molécules de l’atmosphère « excitées » par le choc avec les vents solaires, mais également en fonction des molécules transportées par ces vents solaires, de leur puissance, mais aussi de l’altitude à laquelle a lieu ce choc. Une aurore polaire peut donc être verte (les plus fréquentes), rouge, bleu, violet, rose…
Où peut-on en voir ?
En reprenant cette définition, il est donc logique que les chances de voir des aurores boréales augmentent si vous vous approchez du pôle Nord de la planète (pour les aurores australes, c’est donc le pôle Sud). La meilleure période pour en observer reste de fin août à avril car c’est à ce moment-là que les nuits sont les plus longues (car oui, de jour il sera compliqué d’en observer). De plus, il vaut mieux s’éloigner de toute pollution lumineuse, des nuages et préférer les nuits sombres, c’est-à-dire, lorsque la lune illumine moins le ciel, afin d’augmenter vos chances d’en apercevoir.
En France, il est très rare, mais possible, d’admirer ce spectacle. Pour cela, il faudrait une éruption solaire importante, comme celle qui a frappé la terre dans la nuit du 12 au 13 août 2024, mais il vaut mieux se rapprocher du nord du pays, comme les Hauts-de-France, la Bretagne ou la Normandie pour espérer en croiser.
Hors France, les meilleures destinations pour chasser les aurores restent l’Islande, avec son lac proglaciaire de Jökulsárlón, la Norvège, ou encore la Finlande.
Pour être sûr de ne pas rater ce phénomène, il existe des outils météorologiques capables de prédire où seront les prochaines aurores polaires. C’est le cas de la N.O.A.A. Space Weather Prediction Center, qui donne accès à « une prévision à court terme de la localisation et de l’intensité de l’aurore ».