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Près d’Angers. Mouvement de grève au collège Jean-Rostand de Trélazé... |
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Les enseignants et personnels du collège Jean-Rostand de Trélazé ont défilé dans les rues de la ville, avant d’aller rencontrer leurs collègues du collège Félix-Landreau. © OUEST-FRANCE
Enseignants et personnels du collège public Jean-Rostand, à Trélazé, près d’Angers, sont en grève, ce mardi 26 février. Ils protestent contre la baisse des heures d’enseignement et la dégradation de leurs conditions de travail.
« Cela fait 19 ans que j’enseigne au collège. Et je peux vous dire que ça a bien changé. » Changé en moins bien. C’est, en tout cas, ce que pensent les enseignants et personnels du collège public Jean-Rostand de Trélazé, près d’Angers, classé Réseau d’éducation prioritaire (REP). Ce mardi 26 février, 27 d’entre eux, sur un effectif de 36 devant travailler ce jour, ont fait grève. Un mouvement en résonance, déjà, avec celui mené le 5 février dernier. « On ne le fait pas pour ne pas bosser, disent-ils. On se bat pour nos élèves. Et pour nous. »
27 heures en moins
Raison de la colère : la perte de 27 heures, dans le cadre de la dotation horaire globale (DHG). Conséquence : « La disparition d’un ou plusieurs postes d’enseignants - un poste en anglais, un demi-poste en français, un demi-poste en maths -, la diminution de dispositifs d’apprentissage comme le tutorat, les groupes allégés dans certaines matières, l’augmentation des heures supplémentaires… »
« Casse du service public »
Autant d’arguments qui poussent les enseignants et les personnels de l’établissement hors les murs. « On chausse d’autres lunettes que celles qui montrent la casse du service public, expliquent les grévistes, soutenus par les familles. Cette politique a des conséquences sur les élèves et sur nos conditions de travail. Clairement, nous sommes empêchés de travailler. Pourtant, il y a des dispositifs qui marchent à Rostand. Malheureusement, on est en train de casser tout ça. »
« Même constat ailleurs »
Après avoir défilé dans les rues de Trélazé, les enseignants et personnels sont allés à la rencontre de leurs collègues du collège Félix-Landreau. « Parce que de nombreux autres établissements font le même constat. » Ce qui laisse à penser que le mouvement va se poursuivre. Et qu’il pourrait même s’étendre.