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Près d’Angers, carottes râpées et hachis végé au menu de la rentrée... |
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Le self-service se développe dans la restauration scolaire de Loire-Authion et un nouveau prestataire de repas fait son entrée. © CO
La rentrée se fait sur un plateau à Loire-Authion, près d’Angers. La Ville passe désormais par Papillote et Compagnie pour la prestation restauration. Plus de 90 % des enfants scolarisés sont demi-pensionnaires.
Trois heures après la rentrée scolaire, la pause méridienne est le premier temps de décompression pour les enfants des écoles de Loire-Authion. Ils sont nombreux à prendre le chemin de la cantine. Plus de 90 % sont demi-pensionnaires.
Cette année, les élus locaux ont choisi de confier cette restauration au prestataire Papillote et Compagnie, la société publique locale qui absorbe déjà vingt et un des vingt-neuf communes d’Angers Loire Métropole. Ce nouveau prestataire n’intervient pas auprès de toutes les écoles de la commune. Traditionnellement, par la présence de résidences autonomie confectionnant des repas à Saint-Mathurin-sur-Loire et à Andard, les groupes scolaires de ces communes déléguées sont toujours approvisionnés par ces cuisines centrales.
90Â agents sur le terrain
Direction Brain-sur-l’Authion pour tester Papillote et Cie en ce lundi de rentrée dans un menu 100 % bio.  Nous nous sommes vite aperçus qu’avoir une cuisine nourricière faite par nos services avec uniquement des produits locaux et bios était difficile à tenir sur la durée. En revanche, nous avons opté pour le meilleur des choix proposés par Papillote »,
souligne Jean-Charles Prono, le maire. Dans ces différents temps de l’enfant, le service éducation met 90 agents sur le terrain.

Au menu : carottes râpées vinaigrette, hachis parmentier végétarien (lentilles et pois chiches), camembert et gâteau au yaourt. CO
Dès midi, les élèves de Paul-Aguillé (école privée) font leur entrée pour ce premier service. Le second suivra avec les élèves des deux écoles publiques Le Chat Botté et Charles-Perrault. Au menu : carottes râpées vinaigrette, hachis parmentier végétarien (lentilles et pois chiches), camembert et gâteau au yaourt. Tout à fait convenable. Les assiettes repartent généralement vides, c’est un signe.
Apprentissages contre le gaspillage
Des éléments de mobilier doivent encore arriver pour transformer l’espace en véritable self-service, mais, déjà , les enfants suivent une chaîne pour se servir et une seconde au moment de débarrasser l’espace. À Corné et Bauné, où les constructions des établissements scolaires sont plus récentes, les selfs apportent toute satisfaction. « Ceci permet à nos agents de participer à l’éducation et à la socialisation de cette jeunesse dans la vie de groupe ou encore face à la nourriture
, ajoute Claire Vial, l’adjointe à l’éducation. Entre « petite faim » et « grande faim », nous approchons les notions de gaspillage, de santé.
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Sur les murs, des slogans affichés pointent les grands principes : « Si je prends du pain, je le mange », « Je goûte, même si je pense que je n’aime pas », « Je reste assis sur ma chaise ». En revanche, « Je parle doucement avec mes camarades » est un principe plus difficilement tenable. Les salles (le réfectoire et l’ancienne salle des fêtes) ne sont pas bien insonorisées. Le sonomètre affiche 70 dB de moyenne. Il faut dira qu’après ces longues vacances, il y a des tas de choses à se raconter.
Au total, enseignement public et privé, Loire-Authion a vu rentrer ce jour 1 598 enfants dans 69 classes.