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Pourquoi les prix des véhicules électriques reculent... |
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Julien Le Piver, habitant de Saint-Brieuc en possession d’une voiture électrique, est en train de recharger sa voiture électrique grâce à une borne de recharge express, sous la pluie, à Saint-Brieuc, le 15 janvier 2026. La Ville de Saint-Brieuc a déployé un réseau de bornes de recharge « Griffon Branché » avec un total de 16 stations et 48 points de charge. Elsa Rancel / Ouest-France © Elsa Rancel / Ouest-France
Le conflit en Iran relance l’intérêt des automobilistes pour les véhicules électriques. Une aubaine pour les constructeurs qui proposent des véhicules plus accessibles, aussi grâce aux aides publiques.
La flambée des prix du pétrole incite les automobilistes à se tourner vers les véhicules électriques. Même si le prix à l’achat de ces voitures reste un frein pour beaucoup, il ne cesse de baisser. D’autant que la voiture électrique élue « la moins chère du marché » en France, à savoir la Renault Twingo E-Tech, arrive en concession en avril. « Depuis l’ouverture des commandes, la dynamique est soutenue et confirmée lors des dernières journées portes ouvertes de mi-mars », se réjouit un porte-parole du constructeur.
Il faut dire que la citadine électrique vient d’être éligible à la prime « coup de pouce véhicules électriques ». La marque au losange qui mise gros sur cette quatrième génération de Twingo et première en version électrique, la commercialise ainsi à partir de 13 750 €.
Ce prix plancher tient compte de la prime actuelle qui a remplacé le bonus écologique. Financée par les Certificats d’Economie d’Energie (CEE), elle s’élève à 5 700 € pour les ménages « précaires » soit par exemple une famille avec 2 enfants dont les revenus n’excèdent pas 49 455 €. Ce « coup de pouce véhicule électrique » tombe à 4 700 € pour les ménages « modestes » comme un foyer de 3 personnes dont les revenus ne dépassent pas 42 933 €. L’aide publique s’élève ensuite à 3 500 € pour les autres ménages.
La Twingo n’est pas la seule à bénéficier de cette aide. L’État dresse une liste régulièrement mise à jour des véhicules électriques éligibles, aussi appelés « véhicules éco-scorés ». Pour y figurer, une voiture électrique doit être assemblée en Europe, peser moins de 2,4 tonnes et coûter moins de 47 000 €. « Tous nos véhicules électriques sont concernés », souligne un porte-parole de Renault. D’autres constructeurs proposent aussi des véhicules aidés dont la ë-C3 chez Citroën (à partir de 13 990 €), la e-208 de Peugeot et bien d’autres.
Le prix de la Twingo devrait encore baisser
L’État a aussi ajouté récemment une « surprime » aux véhicules dont la batterie est fabriquée en Europe. Cette aide varie entre 1 200 et 2 000 €. « Les modèles Scénic, Mégane, R5 et bientôt R4 en bénéficient », affirme un porte-parole de Renault. Les Fiat 500e peuvent en profiter.
Concernant la Twingo, la batterie est actuellement fabriquée en Chine. Mais son fournisseur, CATL, construit une usine en Hongrie pour rapatrier sa production destinée au marché européen. Renault fera partie des premiers clients et « Twingo bénéficiera de la surprime en 2027, si cette aide est maintenue », confirme le groupe. Le prix de la Twingo devrait donc encore baisser.
Mais attention toutefois aux options qui pèsent sur les prix, notamment sur ceux de la Twingo. Par exemple, pour bénéficier de la charge en courant continu, autrement dit pour pouvoir recharger son véhicule sur les bornes rapides des aires d’autoroutes ou des parkings des centres commerciaux il faut ajouter l’option Advanced Charge facturée 500 €.
Pour éviter les surprises et rouler en électrique à des prix encore plus bas, de nombreux automobilistes se tournent vers le marché de l’occasion. Depuis le début du conflit, Aramis Auto constate que la part des voitures 100 % électriques dans les ventes a quasiment doublé: elles représentaient 6,5 % des ventes la semaine du 16 février, elle est passée à 12,7 % celle du 9 mars. Sur le site du Bon coin, deux semaines après le début du conflit « les recherches de véhicules électriques progressaient de 43 % ».