|
Pourquoi les étudiants de cette école de théâtre et de comédie musicale ont-ils suspendu leur grève à Angers ?... |
1
L’entrée de l’Asta, dans le nouveau local qu’elle a investie près de la gare d’Angers. © Ouest-France
Mercredi 4 mars 2026, une centaine d’étudiantes et d’étudiants de l’Asta se sont mis en grève. Dans cette école de théâtre et de comédie musicale, à Angers (Maine-et-Loire) ils ont suspendu leur mouvement. On vous explique pourquoi.
Ça bouge à l’Académie supérieure de théâtre et des arts (Asta) à Angers (Maine-et-Loire) et pas seulement dans les salles de cours de danse, de théâtre ou de chant. Les étudiants qui s’étaient mis en grève mercredi 4 mars 2026 ont décidé de suspendre leur mouvement.
La raison de leur colère ? Une ambiance délétère
ou tendue
selon les sources, des comportements déplacés
, du harcèlement moral, voire des agressions sexuelles étaient évoquées en vrac.
Pourquoi ont-ils décidé de suspendre ce mouvement, qui touchait 100 élèves sur 135 le premier jour ? Des mesures sont en train d’être mises en place ou le sont déjà
, argumente la porte-parole des étudiants. Mais nous restons mobilisés et en lutte pour nous assurer que les mesures prises et les changements engagés soient appliqués durablement.
« Un cadre de sécurité et serein et primordial »
La direction intérimaire, soutenue par la maison mère School of art (un réseau de douze écoles et centres de formation en France) a fait un large pas vers les étudiants, comme s’y était engagée Claire Jomard, directrice comédie musicale chez School of art.
Concrètement, le directeur en exercice – remis en question pour son manque de réaction face au mal-être profond resté sans réponse et sans solution
– a été mis à pied. Une cellule d’écoute va être mise en place, et une enquête interne lancée auprès des élèves d’aujourd’hui et d’hier, leurs parents et les professeurs.
Il y aura aussi des précisions et des modifications apportées au règlement
, précise la porte-parole des étudiants. Elle souligne un réel dialogue
avec la direction intérimaire. Conséquence : Il a été voté qu’un recours progressif en cours pourrait se faire, avec un maintien permanent du dialogue et de l’échange.
Chat échaudé craint l’eau froide : Un cadre de sécurité et serein est primordial.
Nous n’avons pas suffisamment écouté les appels à l’aide des étudiants, et je ne nie absolument pas cette détresse étudiante »,
nous confiait la direction intérimaire, la semaine dernière. À elle de confirmer, maintenant, les espoirs placés en elle par les étudiants.