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Offensive en Espagne, approcher l’Italie... La SNCF, dans le vert, affiche ses ambitions européennes... |
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A TGV inOui high-speed train operated by state-owned railway company SNCF is seen on a rail track outside Villebon-Sur-Yvette, near Paris, France, August 1, 2022. REUTERS/Benoit Tessier © REUTERS
Le groupe ferroviaire a dégagé un résultat positif en 2025. Mais il aura aussi besoin du concours de l’État pour moderniser un réseau vieillissant.
«Conquérante et résiliente. » La SNCF vue par Jean Castex. Le nouveau président de la SNCF a présenté jeudi 26 février les premiers résultats de son mandat. Et les chiffres sont bons, dans un contexte morose pour l’économie avec une croissance de +0,4% en France et de +1,2% en Europe. Le taux de fréquentation dans les trains bat des records, et la compagnie ferroviaire affiche un résultat net de 1,8 milliard d’euros.
« Nous espérons une loi de programmation »
Une situation positive qui lui permet de réduire sa dette de 500 millions d’euros. L’endettement est désormais de 24,3 milliards d’euros. « Gagner de l’argent permet d’investir », rappelle aussi l’ancien Premier ministre. Avec 11 milliards d’euros, l’année 2025 a été marquée par un record d’investissement. Un effort qui a besoin d’être maintenu dans la continuité. Il faudra même passer à la vitesse supérieure. Lors de la conférence de financement des mobilités en juillet 2025, le ministre des Transports Philippe Tabarot avait estimé le besoin de financement supplémentaire à 1,5 milliard d’euros par à partir de 2028. La SNCF apportant sa contribution à hauteur de 500 millions d’euros. « Nous espérons une loi de programmation », précise Jean Castex.
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Dans le cadre de la concurrence avec d’autres acteurs ferroviaires, le président de la SNCF demande que « les règles du jeu soient les mêmes pour tous pour desservir les lignes les moins rentables », précise-t-il. « Si nos concurrents ne vont que sur la rentabilité, nous serons en difficulté. En Bretagne, l’écart de rentabilité à partir de Rennes est pris en charge par la Région à partir de Rennes », souligne-t-il également.
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Très offensive en Espagne avec une progression du trafic de 40 %, la SNCF veut se continuer à tisser sa toile en Europe. L’Italie fait partie des prochaines cibles. En France, l’entreprise veut faire passer son offre low cost de 20 à 30 %.Toujours sur le marché français, la SNCF est aujourd’hui le premier recruteur: 26800 en 2025. et le groupe emploie en France 215 000 salariés. Avec les emplois indirects, c’est près de un demi million de salariés concernés par l’activité de la SNCF.