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Noyade d’une fillette l’été dernier dans le Maine-et-Loire : pas de défaillance de l’encadrement, selon la préfecture... |
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Le 16 juillet, la jeune victime avait été retrouvée plusieurs heures après sa disparition. © Ouest-France
L’enquête administrative lancée immédiatement après la noyade fatale à une jeune Nantaise de 11 ans participant à un camp de vacances, dans un plan d’eau du Maine-et-Loire, en juillet 2025, est terminée. Le décès « n’est pas directement imputable à une défaillance dans l’organisation ou la surveillance », indique le rapport.
Un décès tragique, le 16 juillet 2025, des questions, une enquête administrative et une conclusion sans mise en cause. Quelques mois après la noyade d’une enfantde 11 ans, originaire de Nantes, dans un étang du Maine-et-Loire, le travail de contrôle mené par le service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) de Loire-Atlantique est terminé. Son rapport a été communiqué, comme l’ont indiqué nos confrères de Presse Océan.
En parallèle du volet pénal qui se trouve toujours entre les mains des gendarmes et du parquet d’Angers, cette procédure administrative avait été lancée immédiatement après les événements. L’enfant participait à un camp de vacances organisé par l’association Accoord, une association d’éducation populaire implantée à Nantes. Au moment de la disparition, un groupe de seize enfants participait à une sortie à l’étang Saint-Aubin, à Pouancé, une commune déléguée d’Ombrée-d’Anjou.
Les deux animateurs peuvent continuer à exercer
Le travail du SDJES s’est inscrit dans un cadre particulier, avec une notion d’urgence et de protection des enfants : Nous rappelons qu’une enquête administrative relève d’une procédure qui permet une intervention rapide visant à déterminer si, au vu de ce qui leur est reproché, des personnes présentent un caractère de dangerosité justifiant leur mise à l’écart, temporaire ou définitive, des fonctions qu’ils occupent. Il ne s’agit donc pas de sanctionner une faute
, précise la préfecture de Loire-Atlantique.
Au moment des faits, le directeur général d’Accoord expliquait à Ouest France que les deux animateurs étaient expérimentés, ils travaillaient pour nous depuis plusieurs années ».
L’enquête, qui visait particulièrement la directrice du centre de loisirs et une animatrice, a conclu qu’il n’y avait pas lieu de proposer au préfet une mesure d’interdiction pour ces deux personnes, puisque le rapport indique que la noyade [de la jeune fille] n’a pas été directement imputable à une défaillance dans l’organisation ou dans la surveillance de la sortie ».