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Mûrs-Erigné. Subventions et finances au menu du conseil... |
Lors du conseil municipal du 3 février, les élus ont examiné plusieurs dossiers.
Travaux de restauration sur l’église Saint-Pierre
Le bâtiment nécessite des interventions importantes sur son toit. Le dossier technique détaillé présenté aux conseillers comprend trois postes principaux : des travaux préparatoires (11 874 € hors taxes), des travaux de zinguerie (39 006 € HT) et la réfection de la couverture (27 011 € HT). Le coût total des travaux s’élève ainsi à 43 000 € HT. Pour financer ces travaux patrimoniaux, la municipalité a établi un plan de financement reposant sur trois contributeurs. La commune prendrait à sa charge 45 % de la dépense, soit 19 350 €. Le reste serait couvert par des subventions extérieures, sollicitées auprès du Département de Maine-et-Loire (8 600 €) et via la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), pour 15 050 €.
Ce que nous vous proposons ici, c’est de nous autoriser à demander ces subventions
, a résumé le maire, Jérôme Foyer. Aucune question n’ayant été soulevée par les conseillers municipaux, la délibération a été adoptée à l’unanimité. Elle donne le feu vert à l’exécutif municipal pour formaliser les demandes de financement auprès des partenaires institutionnels.
Diagnostic partagé sur l’accueil des jeunes enfants
La première adjointe, Christelle Cailleux, a détaillé ce dossier complexe. Depuis le 1er janvier 2025, toutes les communes sont devenues autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant. Cette loi leur impose notamment, pour celles de plus de 3 500 habitants, de recenser les besoins des familles et de planifier l’offre d’accueil. L’élaboration d’un schéma pluriannuel est obligatoire au-delà de 10 000 habitants.
Pour construire une politique adaptée, une phase de diagnostic approfondie est essentielle. Elle doit répondre à des questions clés : quels sont les bassins de vie naturels du territoire
, où vivent les enfants de 0 à 3 ans et où se déplacent les parents
, ou encore y a-t-il des zones en sous-offre
. Pour Christelle Cailleux, ce diagnostic pose des questions extrêmement importantes de manière à bien cibler les besoins de la population sur un bassin de vie
.
La démarche s’inscrit dans une coopération avec Les Ponts-de-Cé, Saint-Gemmes-sur-Loire et Soulaines-sur-Aubance. Il y avait toute logique à se questionner sur ce schéma à quatre
, a souligné l’adjointe. La ville des Ponts-de-Cé pilotera le diagnostic, pour 13 110 €. La Caisse d’allocations familiales financera 50 % de l’étude. Le reste sera réparti entre les communes en fonction de leur population au 1er janvier 2026. La part de Mûrs-Érigné s’élève à 1 672 €, soit 25 % du montant restant après subvention. Après l’avis favorable de la commission des finances, le Conseil a approuvé cette convention, autorisant le maire à la signer.
Renouvellement d’un compte à terme
Le maire a présenté le dossier : après un premier dépôt de 500 000 € en 2025 ayant rapporté 11 000 € d’intérêts, l’échéance était arrivée le 22 janvier 2026. La proposition était de reconduire le placement, mais en le scindant en deux comptes distincts de 250 000 € chacun. La direction générale des finances publiques nous a proposé de scinder la somme en deux
, a-t-il expliqué, afin de permettre, en cas de besoin de liquidités, de ne clôturer qu’un seul des deux comptes sans toucher à l’autre. Le prévisionnel d’intérêts pour 2026 est d’environ 10 000 €.
Fabien Véteau, du groupe minoritaire « Ensemble pour Mûrs-Érigné », a interrogé le délai de prise de décision, notant que près d’un mois de rémunération était perdu. Le maire a reconnu ce point. L’élu d’opposition a ensuite contesté la cohérence globale de la stratégie financière, pointant la vente des locaux de la gendarmerie en 2024, qui a supprimé un revenu locatif annuel de 129 334 €, et le maintien d’un prêt lié à cet immeuble générant des intérêts importants. Pourquoi on s’obstine à conserver un prêt alors qu’on a 500 000 € de cash disponible ?
, a-t-il demandé. Jérôme Foyer a défendu ces décisions. La vente des murs a été motivée par une trésorerie très tendue
et a permis de rétablir la santé financière de la commune. Concernant le prêt non remboursé, il a souligné qu’il s’agissait d’un choix politique
assumé, validé par les services de l’État, et nécessaire pour conserver une trésorerie suffisante.
La délibération a été mise au vote. Elle a été adoptée par la majorité, mais cinq conseillers municipaux des deux groupes minoritaires se sont abstenus.