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Mûrs-Erigné. « C’est effectivement une histoire extraordinaire »... |
3Â questions Ã
Marie Périgot, conseillère municipale, membre de la commission culture, a été l’interlocutrice privilégiée pour cette restitution
L’histoire de ce cadran solaire est marquée par un incroyable hasard. Pouvez-vous nous raconter les circonstances de sa redécouverte et nous en dire un peu plus sur son découvreur, Joseph Guicheteau ?
Marie Périgot : « C’est effectivement une histoire extraordinaire. Joseph Guicheteau était l’instituteur de l’école du bourg de Mûrs autrefois, une rue porte d’ailleurs son nom. C’est lui qui, à la fin des années 80, a découvert la pierre gravée lors de fouilles dans les gravats des travaux de modification de l’ancien presbytère de l’église Saint-Venant. Loin de son piédestal, cet artefact historique était considéré comme perdu à jamais. Sa trouvaille a été le point de départ de cette belle aventure. »
Le parcours de l’objet jusqu’à sa restitution est tout aussi singulier. Comment est-il arrivé entre les mains de la famille Allard et qu’est-ce qui a motivé son retour aujourd’hui ?
« Après sa découverte, Joseph Guicheteau a conservé le cadran. Sa fille avait épousé René Allard, et c’est ce couple qui en a ensuite pris soin pendant des décennies. Récemment, René Allard, résidant à Bagnères-de-Bigorre, a exprimé le souhait de le restituer à la commune. Malheureusement, il est décédé en septembre. C’est donc son frère, Jean-Félix Allard, qui, avec l’accord de toute la famille, nous a remis ce patrimoine le 7 novembre dernier. »
Après son exposition au Centre culturel Jean-Carmet, quel sera l’avenir de ce cadran solaire ?
« L’idée est qu’il retrouve sa place dans l’église Saint-Venant, son emplacement d’origine. Mais nous n’avons pas encore travaillé sur les détails de ce projet. L’association de sauvegarde du patrimoine, dont l’aide est très précieuse, va nous accompagner pour les recherches et la réflexion sur la suite. Une restauration de la pierre est également nécessaire. Notre objectif est que ce témoin silencieux de notre histoire continue de la conter, mais désormais à l’abri et pour le plus grand nombre. »