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Mûrs-Erigné offre une aire d’accueil à une famille de gens du voyage... |
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François Varlin explique à Jean Schmidt comment fonctionne la collecte de tri. À gauche, Laurent Quéveau, à droite, Vanessa Jaffro. © Ouest-France
Dans un contexte d’accueil des gens du voyage, la commune de Mûrs-Erigné (Maine-et-Loire), par une remise symbolique de clés, a attribué un terrain de 200 m² à une famille itinérante qui fréquente la commune depuis de nombreuses années.
Il paraît que des communes de l’agglomération regardent de près la façon dont la commune considère les gens du voyage. Pour preuve, mercredi 2 juillet 2025 au matin, François Varlin, responsable du pôle gestion d’Angers Loire métropole, et Vanessa Jaffro, cheffe de service voyageurs à la Providence, accompagnent Laurent Quéveau, adjoint délégué à l’habitabilité, lors de la remise symbolique de clés d’un terrain concédé à une des cinq familles qui depuis des lustres vont et viennent à Mûrs-Erigné.
Au cœur de l’îlot des Closeaux, sur 200m² du parking de l’ancien centre technique loué par la commune, c’est là que trois caravanes pourront stationner. Assuré de pouvoir rester là gratuitement une année, Jean Schmidt, 66 ans devra payer l’eau et l’électricité et sera chargé de surveiller l’entrepôt où des vols de câbles ont déjà été constatés. Avec sa fille, il ne s’installera néanmoins pas avant fin juillet à la fin des missions.
« Le site était complet et les gens ne partaient pas »
Il est ravi : « Mon médecin traitant et l’école où vont mes petits-enfants sont proches. » Sachant qu’il aura des droits et des devoirs, il accepte le principe d’utiliser les bacs de tri. Pour Laurent Quéveau, il s’agit une solution transitoire. Il avoue : « Il y a longtemps que nous devrions avoir trois ou quatre terrains familiaux locatifs (TFL). »
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La situation a changé depuis l’arrivée de l’équipe municipale en 2022 : « Aux Varennes, le site était complet et les gens ne partaient pas. » Le stationnement diffus donc non autorisé déplaisait aux habitants qui téléphonaient à la mairie quand des caravanes s’installaient : « Plutôt que de réprimer, nous avons alors préféré dialoguer. » Il a été demandé aux voyageurs de téléphoner avant de s’installer : « On se met d’accord sur le lieu de stationnement et lorsqu’ils arrivent on leur fait signer une lettre de place. » De ce fait, que ce soit sur le parking du centre Jean-Carmet ou sur celui de la salle des Grands-Moulins, il n’y a plus comme auparavant de branchements sauvages : « Le stationnement est limité à 15 jours maximum. » La lettre précise qu’ils s’engagent à quitter les lieux avant les manifestations programmées et mentionne les conditions tarifaires à savoir : 2,50 € par jour et par famille. Cette somme est reversée au Centre communal d’action sociale qui, à ce titre a perçu 875 € en 2022.
En cas de conflit, comme celui qui existe aux Varennes où des véhicules ont été démontés, le ton change : « Nous avons déposé plainte. Une analyse est en cours. Les occupants seront expulsés et la dépollution interviendra cet été. »