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Mort d’un nourrisson à Angers : ce que l’on sait de l’enquête en cours... |
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Un nourrisson est mort à Angers (Maine-et-Loire). Il pourrait avoir consommé du lait infantile suspecté d’appartenir à des lots rappelés en raison de la présence soupçonnée de céréulide. © Archives Ouest-France
Une enquête a été ouverte après la mort, fin décembre 2025, d’un nourrisson à Angers (Maine-et-Loire). Il s’agit de déterminer si le décès est lié ou non à la consommation de lait infantile Guigoz faisant partie des lots rappelés en raison de la présence soupçonnée de céréulide.
Selon les informations de Radio France , une enquête a été ouverte après la mort fin décembre d’un nourrisson à Angers (Maine-et-Loire). Ce que confirme le procureur de la République d’Angers, Éric Bouillard. La maman a apporté aux enquêteurs une boîte de lait qu’elle avait utilisée pour allaiter son nourrisson, de la marque Guigoz
, appartenant à des lots rappelés en raison de la présence soupçonnée de céréulide.
Un laboratoire va être mandaté en urgence pour vérifier la présence éventuelle d’une toxine dans la poudre de lait.
Analyses complémentaires en cours
La petite fille, âgée de 27 jours, est morte le 23 décembre dernier, au domicile de sa mère. Le procureur précise que l’enfant n’a jamais été hospitalisé au CHU d’Angers
et que le lait utilisé dans cet hôpital n’est pas en cause
.
À ce stade de l’enquête, l’autopsie médico-légale n’a pas permis d’expliquer le décès du bébé
. Des analyses complémentaires (en toxicologie et anatomopathologie) sont en cours. Pour l’instant, le lien de causalité pouvant exister entre le décès de l’enfant et la poudre de lait Guigoz n’a pas été établi
.
La céréulide, une substance toxique
La mère aurait contacté les enquêteurs récemment après les révélations du décès d’un nourrisson à Bordeaux début janvier.
Lire aussi : Rappel de lait infantile : qu’est-ce que la céréulide, cette toxine qui provoque des troubles intestinaux ?
En cause, la céréulide, une substance toxique produite par certaines bactéries ; elle peut causer d’importants vomissements dans les heures suivant sa consommation, avec des complications parfois graves.
La mort d’un nourrisson à Bordeaux
C’est la deuxième enquête après celle ouverte à Bordeaux en lien avec la mort début janvier d’un nourrisson ayant consommé un lait infantile Nestlé, a annoncé ce jeudi 22 janvier le parquet de Bordeaux, cité par l’Agence France-Presse (AFP). Le bébé, né le 25 décembre, avait été conduit en urgence à l’hôpital le 7 janvier, la mère ayant constaté des troubles digestifs chez l’enfant
, toujours selon le parquet. Il est mort le lendemain et le centre hospitalier a effectué le 9 janvier un signalement à la justice.
Plusieurs géants de l’agroalimentaire – le Suisse Nestlé depuis plusieurs semaines, et, depuis ce mardi, le Français Lactalis – ont annoncé le rappel de boîtes de lait infantile dans plusieurs dizaines de pays à cause de la présence soupçonnée de céréulide.