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Montreuil-Juigné. L’éleveur de perruches transmet sa passion... |
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Simon et Martin sont à l’écoute de Jean-Pierre Debray. © Ouest-France
Des adolescents de Montreuil-Juigné ont rencontré Jean-Pierre Debray, un éleveur de perruches chevronné.
Rencontre
Lundi 14 août, Simon et Martin, deux adolescents, sont venus à la rencontre de Jean-Pierre Debray, éleveur de perruches, et se sont nourris de ses conseils et connaissances.  Mon histoire avec les perruches commence le jour où je suis entré dans une oisellerie pour acheter un perroquet. Un couple de perruches a retenu mon attention et je suis reparti avec.Â
Depuis cinquante ans, ce passionné a tout appris sur ce petit volatile. C’est aussi un nutritionniste, un faiseur de couples, un médecin vétérinaire, un éleveur expérimenté avec quelque 100 titres de champion de France, un titre de vice-champion du monde et de nombreux titres européens glanés lors de différents concours grâce à sa patience pour se rapprocher au plus près de l’oiseau idéal.
« Il faut des années »
Simon et Martin ont appris  que la musique dans les volières apporte de la vitalité et de la bonne humeur, surtout en période d’accouplementÂ
. Et justement, comment on se rapproche de l’oiseau idéal ?  Il faut des années. En ce qui me concerne, cinq années ont été nécessaires pour avoir peut-être aujourd’hui un oiseau unique en France. Mais pour autant sera-t-il champion de France, rien n’est moins sûr !Â
C’est à force d’essais, de nourritures variées.
Il compose lui-même les menus pour la qualité du pelage, la vitalité et la santé ; les accouplements sont différents pour les couleurs, les points noirs sur le plastron, la forme de la tête et la longueur de l’oiseau,  sans oublier les conseils d’amis éleveurs avec qui je suis très souvent en relation pour échanger quelques astuces, qu’ils soient d’Allemagne, d’Angleterre, de Suisse, de Belgique où des Pays-BasÂ
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Jean-Pierre Debray passe environ deux heures par jour dans ses volières. Cela me permet de voir si un oiseau est malade, de faire le ménage et passer l’aspirateur, de faire le tour des cages et voir si tout va bien. Et aussi de prendre des notes, ce n’est pas une corvée, c’est une passion qui vous stimule pour toujours faire mieux.Â
Simon et Martin auront aussi appris qu’un élevage, c’est comme un club sportif, il y a ceux qui participent aux compétitions et aux concours mais il n’y a pas de remplaçants, les autres dans une volière séparée seront vendus pour agrémenter le quotidien des particuliers  parce qu’une perruche c’est aussi un oiseau familier qui peut s’apprivoiserÂ
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