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Mis en examen pour le meurtre de sa fille, Philippe Chabert retrouvé mort dans sa cellule à Nantes... |
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Après avoir avoué le meurtre de sa fille, Philippe Chabert se trouvait en détention provisoire. Photo d’illustration. © Franck Dubray/Archives Ouest-France
Le 21 mai 2025, Philippe Chabert avait été mis en examen et placé en détention provisoire, après avoir reconnu le meurtre de sa fille Emma, 13 ans, le 7 mai à Mûrs-Erigné, près d’Angers (Maine-et-Loire). Il a été retrouvé mort dans sa cellule ce week-end.
Il avait reconnu le meurtre de sa fille Emma, 13 ans, le 7 mai 2025 à Mûrs-Erigné, près d’Angers (Maine-et-Loire). Philippe Chabert, qui avait depuis été mis en examen et placé en détention provisoire, a été retrouvé mort dans sa cellule ce week-end. Une information de nos confrères du Courrier de l’Ouest , que nous sommes en mesure de confirmer.
« J’ai reçu un appel ce matin de la maison d’arrêt de Nantes, confirme son avocat, Bertrand Salquain, très affecté par la nouvelle. Il a mis fin à ses jours dans sa cellule. » Selon son conseil, il avait déjà tenté de mettre fin à ses jours, le 12 juin dernier. « Il m’avait écrit une lettre dans laquelle il faisait part de sa grande détresse et solitude. Malgré les faits qu’on lui reproche, il avait le droit à un minimum d’humanité. »
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« Un sentiment suicidaire très fort »
Cet homme de 42 ans n’était pas inconnu de la justice. Ses nuits en garde à vue (en 2023), après des menaces de mort à l’encontre de la chambre des notaires de Maine-et-Loire et sa condamnation, avaient créé chez lui un « sentiment suicidaire très fort » et une « situation cérébralement explosive », détaillait son conseil, en mai dernier.
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Après le meurtre de sa fille, Philippe Chabert avait été retrouvé inanimé par les secours. Il avait été hospitalisé pendant onze jours au Cesame (Centre de santé mentale angevin), avant d’être placé en garde à vue et entendu par les gendarmes. « Au moment de la mise en examen, j’avais demandé qu’il soit placé en détention au Cesame. Il aurait dû être particulièrement surveillé. Je ne comprends pas. » Selon Bertrand Salquain, ses proches « sont dévastés » : « On a laissé une personne fragilisée dans l’isolement, il ne recevait même pas les lettres qu’on lui envoyait. »