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Mazé-Milon. Le scénographe de l’un des hôtels du Parc Astérix présent à La Bulle... |
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Les esquisses riches en détails d’Henri Mouzet ont fait le bonheur des personnes présentes. © CO
À l’occasion de la Nuit de la lecture, La Bulle a invité Henri Mouzet, samedi 25 janvier. L’homme est déjà connu par les Mazé-Milonnais pour son travail sur les « arbres parlants » autour de la médiathèque. Son travail est cependant plus vaste que cela car il a travaillé à la télévision pour les décors des Guignols de l’info, puis pour différentes scénarisations de parcs à thème.
Mais son parcours est encore bien plus long : Je suis passé par les Beaux-Arts d’Angers, puis par une formation d’illustration médicale,
retrace-t-il. Je n’ai travaillé que six mois dans ce domaine, avant d’en changer. Ce sont des années de travail sur le terrain avant d’en arriver là où je suis. Il faut des compétences pour rendre ses idées concrétisables.
Un dessin pas forcément réaliste
Lors de sa présentation à La Bulle, il a expliqué comment il avait travaillé sur les décors de l’hôtel des Quais de Lutèce, au parc Astérix. Un travail de longue haleine puisqu’il a fallu compter quatre à cinq ans entre le lancement et l’aboutissement.
Je n’étais donc pas à plein temps dessus, même si, dans les principales phases, j’envoie un croquis par jour au reste de l’équipe,
détaille Henri Mouzet. J’ai étudié les bâtiments possibles de l’époque, en reprenant des photos du Paris pré-haussmanniens et en calquant dessus une grammaire gauloise, à base de torchis et de bois. Il fallait aller du général au plus précis, en mettant mes décors sur les plans de l’architecte, ce qui nécessite de nombreux allers-retours. Et aussi une certaine gymnastique de l’esprit : le décor extérieur ne correspond pas toujours au découpage intérieur des pièces. C’est aussi un gros casse-tête entre le plan à plat, linéaire, et les courbes réelles qui seront construites.
Son talent de dessinateur a impressionné le public dans la salle mais, tout en modestie, il raconte que ce n’est pas un dessin qui a besoin d’être réaliste, même s’il fait semblant de l’être. Il est là pour expliquer le principe, l’intention. Je fournis toutes les idées qui me passent par la tête et ils font le tri. Ici, j’ai même imaginé des enseignes d’échoppes dans l’univers d’Uderzo et de Goscinny
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