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Mazé-Milon. Festival Focus : « On est hyper fiers de la programmation »... |
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Marius Fertré, directeur du Festival Focus, programmé le 30 août à Mazé-Milon. © CO
Entretien
Le festival Focus revient pour sa deuxième édition le 30 août prochain à Mazé. L’occasion pour les jeunes comme les moins jeunes de venir danser au rythme de l’année 1979, thème de cette édition. Marius Fertré revient sur la programmation du festival, mêlant souvenirs d’époque et modernité.
Comment avez-vous choisi le thème de cette année ?
Marius Fertré : « On a choisi le thème de l’année 1979 car on voulait rendre hommage à nos parents, mais aussi montrer que ce n’est pas qu’un festival de jeunes, c’est multigénérationnel. Et on est hyper fiers de la programmation. »
Pouvez-vous nous la présenter ?
« On commencera par Gangstar Fanfare, suivi de Johnnie Carwash, qui évoque les Clash ou les Ramones. Ensuite on aura Overdrivers, un groupe plus proche de ACDC, puis Funky District, qui rappelle Cool & the Gang. Fleur de Mur, notre Gloria Gaynor qui vient juste de remplir le Zenith viendra aussi performer, tout comme Mao Cormontreuil, qui incarne un mix entre Queen, Abba et Supertramp. Ce que j’aime avec cette programmation c’est que chaque artiste ou chaque groupe a sa propre identité, ce ne sont pas des reprises ou des pâles copies de l’époque, ils s’en sont imprégnés et en ont extrait le meilleur. J’ai pris une claque avec Funky District, qui a retourné la salle quand je suis allé les voir en concert. »
Je crois que vous avez d’autres surprises à annoncer, n’est-ce pas ?
« Oui, le 14 août, on organise un DJ set à la Parenthèse, une mise en bouche disco funk, pour passer une super soirée. On a aussi toujours l’idée d’expérience globale, avec le village Focus, où il y aura tatoueuse, friperie, photoshoot avec un décor d’époque… Je tiens à ce que les festivaliers passent un bon moment, s’ils découvrent un nouveau groupe en plus, j’ai tout gagné. »
Comment vivez-vous cette deuxième édition ?
« On a grandi, grâce aux mécènes qui se multiplient. J’ai progressé aussi par rapport à la place des femmes dans la programmation. C’est mon défi pour les prochaines années : tout en restant hyper qualitatif, promouvoir la diversité sur le plateau. Mais on se sent comme des outsiders, on veut convaincre qu’on a un vrai projet de territoire pertinent. D’autant plus que ce n’est pas naturel pour tout le monde de financer la culture. Le billet pour avoir accès à tous ces concerts reste à 10 € pour le public, grâce aux subventions publiques et privées que l’on a eues, mais le billet vaut en réalité 45 €. L’objectif c’est de rémunérer les gens, je trouve insupportable l’idée de ne pas pouvoir vivre de sa passion. »