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Maine-et-Loire. Politique : les petites phrases de Bourdouleix contre Béchu... |
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Gilles Bourdouleix, maire de Cholet. © Archives CO – Josselin CLAIR
Le maire de Cholet s’en est pris, ce lundi 8 juillet 2019, à son homologue angevin Christophe Béchu. Gilles Bourdouleix n’en est pas à son coup d’essai.
Lundi 8 juillet 2019, lors du conseil municipal de Cholet, le maire Gilles Bourdouleix a de nouveau fait feu de tout bois contre ses têtes de Turc. Christophe Béchu, le maire d’Angers, a eu droit à un traitement spécial. Ça n’est pas la première fois que l’édile s’en prend à son homologue angevin (lire l’article complet).
Cholet. Le maire d’Angers dans le viseur de Gilles Bourdouleix https://t.co/R8fuI8IiKw
— CO Cholet (@coCholet) 9 juillet 2019
Mai 2017 : « L’esprit de Londres »
Dans un entretien qu’il accorde au site identitaire breton marqué très à droite Breizh-Info.com, Gilles Bourdouleix attaque le maire d’Angers, alors qu’il est interrogé sur les législatives. Plaidant pour une droite qui affirme ses valeurs et qui ne cède pas aux appels du pied du président de la République, il oppose « les résistants » et les « collabos », « l’esprit de Londres » et « l’esprit de Montoire ». Il ajoute : « Je ne m’appelle pas Béchu mais Bourdouleix, je n’ai jamais baissé mon pantalon pour entrer au gouvernement ».
Juillet 2011 : « Magouilleur »
Dans un entretien accordé au Courrier de l’Ouest à l’aube des élections sénatoriales, Gilles Bourdouleix qualifie Christophe Béchu, alors président du Conseil général, de « bidouilleur » et de « magouilleur ».
Mars 2010 : « Une étoile filante »
Lors de la campagne des Régionales, Gilles Bourdouleix, député-maire de Cholet, ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque le parcours de Christophe Béchu alors chef de file UMP aux régionales et président du Conseil général : « J’attends encore de savoir ce qu’il a apporté au Département. En deux ans, il a été candidat à quatre mandats différents. D’un côté, il dit qu’il attache une grande importance à sa fonction de président du Conseil général mais ça ne l’empêche pas de se présenter à d’autres élections. Et quand il est battu, il se replie sur le Conseil général faute de mieux. Elle est où la passion revendiquée pour le Département là-dedans ? Non, décidément, lui et moi ne faisons pas le même métier. Pour ma part, je fais de la politique au service d’une collectivité depuis 1995. Je suis impliqué au jour le jour et je n’ai pas le souci de faire carrière. Si le Président de la République m’avait dit « il faut que tu ailles à telle ou telle élection », j’aurais dit non. L’engagement au service d’un territoire, on le retrouve aussi chez Philippe de Villiers en Vendée. Mais il faut que Christophe Béchu se méfie. L’étoile montante peut devenir rapidement une étoile filante ».
++ Lire notre article sur le conseil municipal de Cholet +++