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Lynda Lemay revient chanter à Laval : « Je vais présenter mes nouveautés, mélangées avec mes grands succès »... |
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Laval est l’une des premières dates de la deuxième partie française de la tournée « Ma onzième Folie » de Lynda Lemay. © ©Sébastien St-Jean
Jointe par téléphone chez elle au Québec, la chanteuse Lynda Lemay a accordé un long entretien à Ouest-France, où elle se livre à cœur ouvert. Sa tournée française redémarre et elle sera à Laval (Mayenne) le 24 janvier, à l’Espace Mayenne.
La tournée française de Lynda Lemay, auteure-compositrice-interprète québécoise, s’est arrêtée le 4 décembre 2025 et reprend en ce mois de janvier 2026. Le 24, elle fait étape à Laval (Mayenne). En amont de ce concert, elle a accordé un entretien à Ouest-France.
Après 40 ans de carrière, c’était difficile de choisir les chansons pour cette 11e tournée ?
C’est toujours un défi car les chansons s’accumulent, notamment depuis le projet « Il était onze fois », qui comprend onze albums de onze chansons. Pour vivre pleinement, une chanson a besoin d’être interprétée en live. C’est le but de ma tournée. Je vais présenter mes nouveautés mélangées avec mes grands succès.
Quelle est la chanson qui vous donne toujours des frissons quand vous la jouez ?
Dans mon spectacle, c’est un titre inédit qui va sortir le 30 janvier. Il s’intitule Les tapis d’aiguilles. C’est le thème le plus délicat que j’ai eu à mettre en chanson. Une maltraitance sexuelle entre un homme de 40 ans et une petite fille de 10 ans. On suit les différentes étapes de la victime et, quand je chante, je vis l’histoire de cette jeune fille que j’incarne. Il va y avoir une connexion avec le public.
Quelle est la chanson associée à l’un de vos plus beaux souvenirs ?
Certainement La marmaille, quand j’ai eu envie d’avoir des enfants. Cette envie-là m’a complètement surprise, car je n’avais aucun instinct maternel quand j’étais jeune. Quand j’ai ressenti l’appel du ventre, l’inspiration a été fulgurante. Cela annonçait les deux plus beaux cadeaux que je me suis faits dans la vie, mes deux filles.
S’il fallait choisir une chanson peu connue du public qui mérite d’être écoutée ?
Je pense à Ça m’fout la frousse, qui date de 2006 sur le progrès qui parfois fait peur. Le texte a été écrit il y a déjà vingt ans, mais quand on voit par exemple la problématique du clonage ou les perspectives de l’IA qui changent nos vies, il y a peut-être un fond de vérité dans cette chanson.
Vous avez chanté avec des partenaires prestigieux sur scène. Si tout était possible, avec qui voudriez-vous faire un prochain duo ?
Le nom qui me vient tout de suite c’est Damiano David, le chanteur du groupe de rock italien Måneskin. Mes filles et moi, on est très fans. La première fois que je l’ai entendu, j’ai eu véritablement un coup de foudre, le même que j’ai eu pour Johnny Hallyday. Ce serait mon rêve de chanter avec lui.
Justement, vous avez déclaré lors d’une interview que vous étiez plutôt Rolling Stones que Beatles et que vous auriez aimé écrire des chansons rock. Toujours pas envie d’essayer ?
Eh bien c’est fait ! Dans mon projet Il était onze fois, j’ai écrit onze versions de Mon drame, dont une très heavy-metal que je partage avec Bruno Pelletier. J’ai adoré chanter du rock avec lui et j’ai beaucoup aimé introduire, pour la première fois, des solos de guitare nerveux sur une de mes chansons.
Samedi 24 janvier 2026, à 20 h, à l’Espace Mayenne, à Laval. Tarifs : 45 à 65 €. Billets en vente dans tous les points de vente.