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Longué-Jumelles. Un enjeu de santé publique... |
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Louise Micheneau, Clémentine Folliet, étudiantes en compagnie d’Angélique Briant, référente Saint-Joseph. © CO
Des étudiants ont mené une action de lutte contre la précarité menstruelle à Saint-Joseph, en installant des distributeurs de serviettes périodiques.
Jeudi 12 mars a eu lieu l’installation de boîtes de distribution de serviettes périodiques dans les toilettes des filles au collège Saint-Joseph de Longué.
Cette action s’inscrit dans un parcours de 3e année des étudiants de l’Ecole supérieure des agriculteurs (ESA), école d’ingénieur privée créée en 1898 à Angers par les agriculteurs, pour enrayer à l’époque l’exode rural. Le diplôme d’ingénieur agronome permet de travailler dans des secteurs comme l’agronomie, l’alimentation, l’environnement et le commerce. Il permet de se préparer à répondre aux nouveaux défis de demain : transition agroécologique, alimentaire, numérique.
Cette action solidaire proposée par le groupe composé de Louise, Clémentine, Kalvin, Moussa et Lucas permet une prévention et une communication sur un sujet encore tabou chez les filles : la précarité menstruelle.
Ayant sensibilisé un magasin de Beaufort, le groupe a pu faire appel à la générosité des clients pour recueillir six sacs de protections féminines offerts par la clientèle après son passage en caisse.
La lutte contre la précarité menstruelle s’inscrit comme un enjeu majeur de santé publique, de solidarité et d’égalité des chances, touchant près de 3 millions de femmes selon une étude de 2023. Cette situation souvent due à des contraintes financières, mais aussi à la honte ou à l’isolement, peut entraîner des conséquences graves comme le décrochage scolaire ou des infections.
Sabine Lecomte, la responsable de vie scolaire à Saint-Joseph, a tenu à remercier « ces étudiants pour leur implication dans cette action féminine si particulière et si utile ».