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Loire-Authion. La Mine de Léo dévoile un nouveau single... |
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Léonore Klein, lors du tournage du clip au Port à Soyer, à La Daguenière. © Louisahrrlt. Photographie
La Mine de Léo annonce la sortie de Contre-Courant, disponible dès ce lundi 15 septembre.
La Mine de Léo, c’est Léonore Klein, dite Léo, et ses fidèles musiciens. Native de Nancy, Ligérienne d’adoption, elle sort un nouveau single intitulé Contre-Courant et dont le clip a été tourné à La Daguenière.
Léonore compose, écrit et interprète ses chansons. Il faut dire que la musique l’a bercée dès l’enfance. « Mon papa, musicien, m’a mis au piano toute petite. Puis j’ai voulu faire de la guitare. Alors, il m’en a donné une avec un dictionnaire d’accords et m’a dit, maintenant tu te débrouilles ».
Bien lui en a pris ! Sa fille a commencé par chanter seule, puis a créé La Mine de Léo. C’est en 2011 qu’elle est arrivée en Anjou. « Le premier village où j’ai travaillé, c’est à La Daguenière, avec l’aidal puis le théâtre des jeunes. »
Une production locale
« Assise sur le petit banc en ardoise, aux premiers rayons de soleil du printemps, je regardais toute cette eau et j’avais en tête une connaissance de Calais qui fait des reportages photos sur les personnes en exil qui traversent la Manche. Je vois cette flotte qui va vers l’océan, je pense à tous ces gens qui fuient la guerre et ceux qui sont dans l’entraide », raconte Léonore avec un brin de poésie.
Et tout s’enchaîne ; l’inspiration est au rendez-vous pour composer la chanson tout en imaginant le clip qui porterait le texte. C’est un ami, Romain Delaunay, vidéaste et enseignant à l’école Studio M à Angers qui l’accompagne avec douze étudiants en BTS pour la réalisation du court-métrage.
Le lieu du tournage est une évidence pour l’artiste. « Le port à Soyer est un endroit que j’aime beaucoup. Ce matin de printemps, nous y étions au lever du soleil car j’avais envie d’une esthétique orangée. Il faisait très froid mais très beau. »
Le titre a été enregistré au studio Adjololo à Vallons-de-l’Erdre, où se sont rendus la chanteuse et ses musiciens. « C’est une chanson, un peu slamée et très contrastée, entre des vies paisibles et celles bouleversées par la guerre et l’exil », explique l’artiste. Un texte poétique et engagé mis en lumière et en musique au fil d’une Loire majestueuse.
Nicolas Campon à l’accordéon, Vincent Lechevallier aux percussions, Gabriel Bonnin et Marie Klein au violon sont les instrumentistes du groupe.
« La Mine de Léo est à géométrie variable : solo, duo, trio ou quartet. C’est selon la disponibilité de chacun ce qui nous permet de nous adapter au lieu et à la demande », complète Léonore. Prochaine date, le 20 septembre à la guinguette L’Utopik de Cornillé-les-Caves.