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Logement : pourquoi la ville d’Angers, qui voulait être reconnue en « zone tendue », est recalée ?... |
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La ville d’Angers ne fera pas partie des communes en « zone tendue ». L’État a répondu à sa demande par la négative. © Franck Dubray / Ouest France
Mauvaise nouvelle ! Angers et certaines communes de l’agglomération espéraient être classées en « zone tendue » pour pouvoir réguler le logement. La demande est refusée par l’État pour cette fois. On vous explique pourquoi.
Dans la nuit du 25 au 26 août 2023, le décret indiquant les villes placées en zone tendue a été publié. Angers n’en fait pas partie. Concrètement, qu’est-ce que ça change ? On vous explique tout.
Pourquoi être en « zone tendue » ?
Mauvaise nouvelle pour certaines communes de l’agglomération angevine – Angers, Avrillé, Beaucouzé, Bouchemaine – qui espéraient décrocher cette reconnaissance en « zone tendue ». Elles viennent d’essuyer, fin août, un refus de l’État. La minorité la réclamait de longue date. Jean-Marc Verchère, président d’Angers Loire métropole, indiquait en septembre 2022, en avoir fait la demande.
Dans les zones de plus de 50 000 habitants, ce dispositif permet de reconnaître le déséquilibre entre l’offre et la demande de logements. Et donc de donner aux collectivités des outils pour fluidifier le marché locatif, comme l’encadrement des loyers, la taxe sur les logements vacants ou la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires.
Qu’est ce qui empêche Angers d’obtenir cette reconnaissance ?
Si seul le critère de loyers élevés était retenu, Angers aurait sûrement été retenue. Mais l’État fait une moyenne à partir de quatre critères : le prix de vente des logements, le niveau élevé des loyers, le taux de suroccupation des logements et le ratio demandes/attributions de logements sociaux.
C’est donc définitif ?
Selon Jean-Marc Verchère, l’État se base sur des données de 2019. « S’il faut remettre ce dossier sur le haut de la pile les prochaines années, on le fera », commente-t-il.