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LGV Bordeaux-Toulouse : le Conseil d’État rejette le recours des opposants au projet... |
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Les porteurs du projet de LGV Bordeaux-Toulouse, dont la légalité vient d’être de nouveau confortée par le Conseil d’État, estiment aussi que cette ligne est « attendue par 87 % des habitants du Sud-Ouest ». Photo d’illustration. © Philippe Chérel / Ouest-France
Dans une décision rendue lundi 2 mars 2026, la plus haute juridiction a rejeté le recours effectué par quatre associations ou collectifs contre la déclaration d’utilité publique concernant les lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse, confortant ainsi la légalité de ce projet ferroviaire.
C’est la seconde fois que le Conseil d’État conforte la légalité de ce projet ferroviaire. Dans une décision rendue lundi 2 mars 2026, la plus haute juridiction a rejeté le recours effectué par quatre associations ou collectifs contre la déclaration d’utilité publique concernant les lignes à grande vitesse (LGV) Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax, rapportent France Info et La Dépêche.
Ces associations, opposées à ce projet de Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), invoquaient l’augmentation du coût du projet, la modification de son financement, la création de nouvelles taxes, les retards de mise en service, ainsi que l’obsolescence du bilan carbone.
Une utilité publique conservée
Dans sa décision, que Ouest-France a pu consulter, le Conseil d’État rappelle qu’une déclaration d’utilité publique ne doit être abrogée que si le projet a perdu son utilité publique ou est devenu illégal. Il estime que l’augmentation du coût demeure modérée, de l’ordre de 6 %, que les changements dans la répartition du financement n’affectent pas l’équilibre général du projet ou encore que les retards de calendrier ne suffisent pas à faire disparaître l’utilité publique.
Les porteurs du projet, l’agence GPSO et SNCF Réseau, ont, dans un communiqué diffusé lundi et relayé par France Info notamment, rappelé que cette ligne « vient de se voir délivrer une première autorisation environnementale par les quatre préfets des départements concernés ». Ils estiment aussi que cette ligne est « attendue par 87 % des habitants du Sud-Ouest ».
Relier Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes
Le 6 février, une première autorisation environnementale a été délivrée à la SNCF dans le cadre de la préparation des travaux de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse. L’arrêté d’autorisation, signé par les préfets des départements concernés, permet « à la SNCF d’engager, dès à présent, […] les opérations nécessaires à la réalisation des sondages géotechniques et diagnostics archéologiques, en dehors des zones boisées qui seront concernées à l’automne 2026 », indiquait la préfecture d’Occitanie dans un communiqué.
La LGV, dont la construction a débuté en 2024 par des travaux dans la périphérie des deux métropoles, doit notamment permettre de relier en 2032 Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes, gagnant plus d’une heure sur le temps de voyage actuel.