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Les Ponts-de-Cé. L’histoire d’une humaniste revenue de l’enfer au théâtre... |
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Sur scène, deux comédiennes transmettent l’histoire authentique de Noëlla Rouget. © Daniel Garandeau
Le spectacle présenté par deux artistes de la compagnie l’Intemporelle, Qu’aurions-nous fait à sa place ?, est issu d’un livre retraçant la vie de Noëlla Rouget, décédée le 22 novembre 2020. Résistante française, elle fut déportée à Ravensbrück (Allemagne).
« Le nom de cette femme a été retenu parmi dix autres pour les Hauts de Loire, indique Vincent Guibert, adjoint à la culture. C’est un bel exemple de parcours de vie. » Une femme humaniste résistante, animée d’une foi profonde qui l’aidera à tenir dans ses longs mois d’enfermement.
« Son frère prêtre Georges Peaudeau a exercé aux Ponts-de-Cé », rappelle Anne Blaison, directrice de la culture. Cette femme au parcours hors norme nous interroge, nous interpelle et porte notre réflexion sur la haine ou le pardon.
Alors qu’elle a vécu 14 mois d’enfer, de janvier 1944 à avril 1945, elle demandera la grâce au général de Gaulle, de celui même qui a dénoncé et fait fusiller Adrien Tigeot, son jeune fiancé de 20 ans. Rescapée des camps, elle veut croire à la rédemption et luttera toute sa vie contre la haine qui n’est qu’une spirale où la violence ne peut qu’engendrer la violence.
Jeudi 20 novembre, Qu’aurions-nous fait à sa place ?, à 20 h au théâtre des Dames ; tarifs : 16 €, 12 €, 7,50 €. Une rencontre avec les artistes est organisée à l’issue de la représentation.