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Les Garennes-sur-Loire. Logements : une parlementaire en immersion... |
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Sous le regard de Marie-Thérèse Gentili (à l’étage), locataire au secteur Chambretault, Stella Dupont et Jean-Christophe Arluison poursuivent leur visite avec les élus sortants. © CO
Elle avait déjà fait un zoom sur la commune
en juin 2023. Stella Dupont, députée de la 2e circonscription de Maine-et-Loire, est revenue aux Garennes-sur-Loire vendredi 6 mars, cette fois pour visiter les nouveaux vestiaires du stade des Garennes, la maison du Parc éponyme et prendre le pouls du logement social, accompagnée par le maire sortant Jean-Christophe Arluison et des membres de l’équipe municipale.
« Plus de candidats que de logements disponibles »
Depuis 2017, la commune nouvelle, dépassant le seuil de 3 500 habitants, est assujettie à la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) faisant obligation d’avoir au moins 20 % du nombre d’habitations en logement social. Nous tiendrons compte de cette obligation dans notre Plan local d’urbanisme en cours de révision. Tout en déplorant ce taux uniforme qui n’a pas de sens pour les communes rurales »,
peste le maire. Au terme du Contrat de mixité sociale (CMS) 2023-2025, 65 logements devaient être faits. Nous en sommes à 64, bien loin des 7 % du début
, détaille-t-il. Avec pour conséquence, l’application de pénalités financières de 45 000 € par an. Le regroupement de communes peut être pertinent, mais il faudra assouplir les règles. En tout cas, ne pas mettre des bâtons dans les roues des collectivités »,
plaide Stella Dupont.
En 2018, le bailleur social Meldomys a livré les onze premiers logements sociaux secteur Chambretault, où réside la doyenne des locataires, Marie-Thérèse Gentili, 88 ans. Je suis venue dès janvier, après le décès de mon mari. Dans un pavillon isolé avant, j’ai tout ici, services et commerces. Ce qui manque à Juigné, ce sont les bus.
Autrement, c’est parfait, sauf la cuisine qui est un peu petite avec mon déambulateur
, a commenté l’octogénaire, ravie d’accueillir les élus.
Pour chaque logement, la commission communale propose trois candidats, selon trois catégories de revenus. Le bailleur social – Meldomys ou Podeliha – a aussi les siens et c’est toujours lui qui décide de l’attribution. Les occupants changent très peu. Il y a donc beaucoup plus de candidats que de logements disponibles »,
pointe Jocelyne Perron, adjointe aux affaires sociales sortante.
Avec le parc locatif social, nous avons un objectif qualitatif d’accession à la propriété pour les familles modestes
, ajoute Jean-Christophe Arluison.