|
Les brigades de gendarmerie tissent un lien de proximité près d’Angers... |
1
Beaucouzé, lundi 12 mai 2025. Le lieutenant-colonel Bruno Besnier (à gauche) dirige la compagnie de gendarmerie d’Angers. © CO - Benoît PELLOQUIN
Quatre communautés de brigades et une brigade territoriale autonome, inaugurée ce lundi 12 mai à Beaucouzé, font partie du ressort de la compagnie de gendarmerie d’Angers. Un fort maillage local pour être au plus près des habitants.
Patience et persévérance.
Tels étaient les mots sortis de la bouche du maire Yves Colliot pour évoquer la construction de la brigade territoriale autonome (BTA) de Beaucouzé. Elle a été inaugurée officiellement ce lundi 12 mai et baptisée au nom de Joseph Poirier, ancien gendarme de la 10e légion bis de gendarmerie d’Oran, mort pour la France en 1962.
Dans son discours, l’édile aurait aussi pu ajouter le terme proximité. La BTA de Beaucouzé en est le parfait exemple. Elle a investi ses locaux il y a un an et demi, après avoir quitté son cocon du Nid-de-Pie à Angers, au siège de la compagnie. En 2024, la brigade a enregistré 1 100 interventions, certaines plus ou moins marquantes pour les militaires comme des tentatives de meurtre ou des vols à main armée. Le général Laurent Le Gentil, commandant de la région de gendarmerie des Pays de la Loire, a insisté sur la volonté d’agir avec clarté, constance et détermination
, en ajoutant que jamais nous ne céderons le moindre pouce dans la sécurité
.
Au-delà de la BTA de Beaucouzé, quatre communautés de brigades (Saint-Georges-sur-Loire, Brissac-Loire-Aubance, Verrières-en-Anjou, Durtal) quadrillent le territoire de la compagnie d’Angers, avec 122 gendarmes. La compagnie accueille aussi le PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie, vingt militaires), la brigade de recherches (huit militaires), trois officiers d’état-major et trois corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie (CSTAG). Avec le GIC (groupe d’intervention cynophile, six militaires et cinq chiens), basé à Feneu, ce sont 162 gendarmes qui opèrent dans le ressort de la compagnie d’Angers.
Bientôt trois brigades territoriales mobiles
Le but est de faire du contact et de la proximité avec la population. La proximité, c’est l’ADN »,
rappelle la colonelle Virginie Giudici, commandant le groupement de gendarmerie de Maine-et-Loire. Et les tâches sont multiples. Les militaires d’une brigade prennent des plaintes, viennent faire des constatations, des patrouilles de proximité
, précise-t-elle. Les enquêtes judiciaires occupent également le quotidien de ces brigades, avec onze officiers de police judiciaire par exemple à Beaucouzé.
Les brigades territoriales mobiles (BTM) fleurissent également en Maine-et-Loire. Après la création d’une BTM au Pin-en-Mauges (Beaupréau-en-Mauges) en septembre 2024, deux autres BTM de six gendarmes vont être installées à Sainte-Gemmes-sur-Loire et Val-d’Erdre-Auxence. Les dates restent pour l’instant inconnues.