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Législatives. Thomas Brisseau (RN), seule alternative à la « gauche » et à l’« extrême gauche »... |
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Thomas Brisseau, candidat RN. © DR
À l’issue du premier tour des élections législatives anticipées, dimanche 30 juin, le candidat du Rassemblement national, Thomas Brisseau, dans la deuxième circonscription du Maine-et-Loire, a terminé troisième, avec 24,25 % des suffrages exprimés.
C’est une première. Thomas Brisseau, du Rassemblement national, sera présent au second tour de l’élection législative dans la deuxième circonscription du Maine-et-Loire. Il a obtenu 24,25 % au premier tour. Un score suffisant pour se maintenir, dans un contexte de participation élevée.
« J’ai commencé à m’investir massivement en politique à partir de la présidentielle de 2022, puis avec le travail que j’ai fait aux législatives, indique-t-il. Je suis responsable de circonscription depuis début 2023. »
Le score élevé obtenu par le parti d’extrême droite au premier tour, il le pense lié à un « travail dans la circonscription pour tisser un réseau de militants motivés avec un maximum de jeunes, notamment à Angers. Pendant les européennes, on faisait une action toutes les trois semaines dans chaque circonscription. »
L’insécurité des villes et le désenclavement des champs
Dans cette circonscription, il considère que la « question de la ruralité » est particulièrement importante. « Il faut désenclaver les campagnes, régler le problème des portions autoroutes payantes, redonner vie aux villages en subventionnant les médecins qui s’installent, et les entrepreneurs, par exemple pour ouvrir un bar. »
Quant aux parties plus urbaines de la circonscription, Thomas Brisseau y mentionne « l’insécurité dans des quartiers comme la Roseraie ou les Justices où une habitante m’a expliqué que sa fille de 2 ans avait été réveillée par des coups de feu ».
Thomas Brisseau se considère comme la seule alternative à la gauche au deuxième tour, puisqu’il considère le Nouveau Front populaire comme « l’extrême gauche ». En outre, « madame Dupont se réclame de la gauche », indique celui qui veut en faire appel aux voix du « camp national », autrement dit, outre ses électeurs, aux voix LR représentées notamment par Benoît Triot (qui n’a pas donné de consigne).