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Législatives. Maine-et-Loire : dans la 7e circonscription, à gauche, un duo qui coule de source... |
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Guillaume Jouanneau (PS) est le candidat du Nouveau Front populaire dans la 7e circonscription de Maine-et-Loire. Comme en 2022, il fait équipe avec Marie Fortin (EELV). © Ouest-France
Comme en 2022, Guillaume Jouanneau (Parti socialiste) sera le candidat de l’union des partis de gauche – le Nouveau Front populaire – sur la 7e circonscription de Maine-et-Loire. Et, comme en 2022, il a choisi de faire campagne avec Marie Fortin (Europe Écologie Les Verts).
Dimanche 9 juin, après l’annonce de la dissolution de l’Assemblée nationale, Guillaume Jouanneau (PS) a saisi son téléphone et contacté Marie Fortin (EELV). L’objet de son appel ? Une nouvelle candidature commune aux élections législatives, deux ans après celle de 2022. « J’ai toujours souhaité faire des alliances avec les autres partis de gauche , explique le conseiller d’entreprises agricoles de 36 ans. Il y a tellement de richesses à aller trouver des idées et des complémentarités à côté. »
Marie Fortin lui a demandé « une nuit pour réfléchir » mais la réponse positive a très vite fait son chemin dans l’esprit de cette biologiste en environnement aquatique. « Je ne pouvais pas dire non, je voulais rester fidèle à ce que l’on avait fait en 2022. » Le duo s’était hissé au deuxième tour, où il avait cumulé 44,44 % des suffrages exprimés.
« Une campagne axée sur nos idées »
Installés devant le marais de Montreuil-Juigné, les candidats du Nouveau Front populaire (NFP) avancent leurs arguments dans une « campagne axée, non par contre le RN, mais sur nos idées, nos valeurs » , souligne Guillaume Jouanneau, par ailleurs élu d’opposition dans cette commune. Agriculture, environnement, eau, transition écologique, pouvoir d’achat, justice sociale, mobilité en territoires ruraux, accès aux services figurent parmi les grandes lignes.
« Les idées directrices restent les mêmes qu’en 2022 , embraie l’ancienne élue de La Pouëze. Les ajouts sont liés aux lois votées ces deux dernières années, notamment sur la réforme de l’assurance-chômage et celle des retraites, contre lesquelles on se battra clairement pour les modifier. »
Et Guillaume Jouanneau d’ajouter : « C’est largement finançable, des économistes l’ont confirmé. » « Ça oblige à une sorte de rupture par rapport au modèle économique actuel , ajoute Marie Fortin. On sous-estime le coût du changement climatique, de la perte de biodiversité… On serait obligé de le financer alors qu’il est évitable. On pourrait dépenser moins si on anticipait mieux. »