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Le Souvenir français prend le flambeau du devoir de mémoire en Anjou... |
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Remise du drapeau au? président du nouveau comité Loire-Layon-Aubance, le général deux étoiles Pascal Pagès-Xatart-Parès par Benoît Roux, délégué général du Souvenir français dans le département, sous l’œil de Marie-Madeleine Monnier, maire de Chalonnes-sur-Loire. © Ouest-France
Un nouveau comité du Souvenir français vient d’être créé à Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire). De nouveaux projets sont déjà dans les tuyaux.
À l’initiative de Benoît Roux, délégué général de l’association du Souvenir français du département, il a été créé à Chalonnes (Maine-et-Loire), en 2019, un nouveau comité avec pour mission de couvrir treize communes de la communauté de communes Loire-Layon-Aubance.
Sur le parvis l’hôtel de ville, samedi 11 novembre, le président du comité, le général deux étoiles Pascal Pagès-Xatart-Parès a reçu le nouveau drapeau des mains de Benoit Roux.
Le Souvenir français est une vieille association nationale garante de la préservation de la mémoire. Créée en 1887, elle est reconnue d’utilité publique en 1906. D’une stricte neutralité politique, confessionnelle et philosophique, elle est placée sous le haut patronage du Président de la République. L’association a connu un développement considérable à l’issue de deuxs conflits mondiaux.
En Maine-et-Loire, avec des actions mémorielles depuis 1890, elle accueille aujourd’hui en son sein les associations d’anciens combattants dont les rangs s’éclaircissent. À ce jour, 1 700 comités locaux existent en France et à l’étranger.
Les traces des sacrifices disparaissent
Dans la région, de nombreux enfants ligériens ont donné leur vie pour la France, durant le premier conflit mondial : 105 à Chalonnes, 67 à Saint-Lambert-du-Lattay. Un jeune sur quatre n’est pas revenu.
Pourtant, les traces de leur sacrifice ont pour la plupart disparu dans les cimetières communaux. La mémoire physique, comme celle des AFN (Ancien combattant d’Algérie), risque de s’étioler inexorablement. Les années passant, les effectifs des associations d’anciens combattants fondent rapidement.
« Nous avons le devoir du souvenir, souligne Pascal Pagès-Xatart-Parès. Nous devons préserver la mémoire de ceux qui sont morts pour la France. » L’État, de son côté, entretient les nécropoles nationales, et le Souvenir français veille à la sauvegarde des tombes dans les cimetières communaux. « Nous voulons transmettre le flambeau aux générations successives en leur inculquant la connaissance de l’histoire, le sens du devoir, l’amour de la patrie et le respect de ses valeurs », assure le général deux étoiles. Il donne trois axes : soutenir les équipes pédagogiques et faire en sorte que tous les enfants du secondaire visitent un lieu de la mémoire combattante ; susciter des adhésions dans chaque commune et au sein de chaque établissement d’enseignement secondaire ; et recenser les tombes des « morts pour la France », évaluer l’état et les solutions de rénovation en liaison avec les communes.
Contact : Ppxp@laposte.net