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Le plus écolo, le moins cher… Que choisir entre le sapin de Noël naturel ou artificiel ?... |
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Un achat de sapin au magasin Truffaut de Pacé (Ille-et-Vilaine). © Thomas Brégardis / Ouest-France
Le sapin de noël, et ses épines naturelles, est de plus en plus concurrencé par le sapin artificiel. Mais l’un est-il préférable à l’autre ? « Ouest-France » joue le match.
Le plus écolo ?
Le sapin artificiel est tendance cette année. Ses partisans défendent sa durabilité. L’occasion de le comparer au traditionnel sapin naturel, qui reste la star de Noël. Commençons par l’empreinte environnementale. Prenons l’exemple d’un sapin nordmann — le plus acheté par les ménages français — il met entre 10 et 12 ans pour atteindre sa taille adulte mais « tous les sapins vendus en France proviennent en réalité de plantations agricoles, rappelle Vincent Houis, animateur de l’Association française du sapin de Noël naturel (AFSNN). Le bilan carbone d’un nordmann se limite au transport entre le magasin et le domicile de l’acheteur. »
L’arbre artificiel, lui, a un impact plus conséquent, en matière d’acheminement et de fabrication. « Pour les compenser, il faudrait le garder vingt ans, poursuit Vincent Houis. Or en moyenne, les foyers le conservent autour de six ans. » Autre argument en faveur du sapin naturel, celui du recyclage : « Compost, paillage, énergie… 80 % des sapins naturels vendus chaque année sont valorisés », ajoute Vincent Houis.
De son côté, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) note que « les modèles en plastique sont majoritairement fabriqués en Asie avec du pétrole » et les sapins colorés sont « recouverts de produits chimiques et seront incinérés avec les ordures ménagères… »
Et pourquoi pas une troisième solution, selon l’Ademe, mettant tout le monde d’accord ? Elle prône le sapin fait maison, à base de récupération de matériaux trouvés chez soi : livres, bouteilles en verre etc.
Le moins cher ?
Au sein des magasins de l’enseigne Truffaut, depuis quelques années, les sapins artificiels ont pris plus de place dans les rayons. Si le prix moyen d’un sapin naturel reste stable, aux alentours de 31 €, il reste moins cher que son confrère artificiel. « À taille égale, un nordmann entre 1m75 et 2 mètres est aux alentours de 70 € tandis qu’un sapin artificiel de 2m10 est à 249 €. Il faut le voir comme un investissement », détaille Jérôme Genet, responsable de rayon chez Truffaut Pacé (Ille-et-Vilaine).
La taille et l’origine du sapin naturel jouent sur la facture. Et les critères d’achat évoluent comme le rappelle Vincent Houis : « Le mieux c’est encore d’aller choisir son arbre à la jardinerie locale ou chez le producteur. C’est local, moins cher et c’est l’assurance d’un arbre frais. »
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Le plus esthétique ?
Un sapin, c’est aussi de la déco ! « L’aspect esthétique a évolué, le synthétique imite vraiment le naturel », observe Jérôme Genet. Incontournable modèle photo pendant les fêtes de fin d’année sur les réseaux sociaux, les sapins donnent une image de son « propriétaire », selon Lobna Abou El Amaim, de l’agence digitale We Are Social. « Le sapin naturel est dans le registre de l’émotion, du traditionnel… alors qu’un sapin artificiel renverra une image stylisée, plus moderne. »
Toujours sur les réseaux, des versions minimalistes ou déstructurées, faites maison séduisent de plus en plus.