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Le niveau de vigilance renforcé face à la grippe aviaire... |
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Les animaux doivent être confinés face au risque de grippe aviaire. © Archives CO – Josselin CLAIR
Le niveau de risque lié à la grippe aviaire passe de « modéré » à « élevé » en France. Un élevage de dindons a été touché aux portes du Maine-et-Loire.
Le niveau de risque lié à la grippe aviaire sera relevé ce mercredi 22 octobre 2025 de « modéré » à « élevé », partout en France. C’est le plus haut échelon qui entraîne notamment le confinement de volailles. La décision a été prise en  considérant la dynamique de l’infection par l’influenza aviaire hautement pathogène dans les couloirs de migration traversant le paysÂ
, précise l’arrêté diffusé au Journal officiel. Cette année, le déclenchement du niveau élevé intervient plus tôt que les précédentes années (novembre, voire décembre). Les volailles doivent être  mises à l’abri et leur alimentation et leur abreuvement protégésÂ
dans les élevages de plus de cinquante oiseaux. Les volailles et oiseaux doivent être  claustrés ou protégés par des filetsÂ
dans les élevages plus petits. Les particuliers ayant des poules sont invités à couvrir leurs abris avec des filets ou à les confiner.
En un peu moins de deux semaines, quatre foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés dans des élevages commerciaux de volailles et trois foyers dans des basses-cours. 10 000 dindes ont ainsi été abattues vendredi 17 octobre dans un élevage aux portes du Maine-et-Loire, à Nort-sur-Erdre.
Vaccination obligatoire
Depuis l’automne 2023, la vaccination des canards est obligatoire en France, une stratégie qui a, selon les experts, permis d’éviter des épizooties majeures ces deux dernières années. La part du financement de l’État à la vaccination – estimée à 100 millions d’euros par an – est passée de 70 % pour la saison dernière à 40 % pour la saison en cours depuis début octobre.
 Pour les éleveurs, c’est le retour d’une période particulièrement anxiogène marquée par des contraintes renforcées, des pertes économiques prévisibles, et surtout, un profond sentiment d’abandon par l’ÉtatÂ
, réagit la Coordination rurale. Le syndicat agricole demande au moins 70 % de prise en charge par l’État et un accompagnement renforcé des éleveurs touchés par les restrictions.