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Le Lion-d'Angers. « Un besoin de produits identifiés »... |
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Arrivée sur le marché du Lion en 1999, Anne Roynard va bientôt céder son stand. © CO
Voilà 27 ans qu’Anne Roynard tenait son stand de lait et d’œufs de son exploitation sur le marché du Lion-d’Angers. Elle va bientôt laisser sa place.
entretien
Elle est une habituée du marché du vendredi. Anne Roynard va bientôt laisser son stand qu’elle tenait depuis 1999. Elle ne garde que de bons souvenirs de ces matinées sur le marché.
Quelle est votre activité ?
Anne Roynard : « Nous sommes installés en Gaec avec mon mari sur les plus de 100 ha de la ferme des Hautes Places, au Lion. Notre fils est salarié dans l’exploitation. Nous avons d’abord une production laitière et des vaches allaitantes de la race des Rouges des prés. Pour le marché, j’ai pris la succession de Mme Simon. J’ai mon emplacement devant la porte de la mairie. Un barnum pour être à l’abri et ma camionnette pour le stock : je suis vite installée ! Au fil du temps, bien sûr que j’ai attiré une clientèle fidèle. »
Que vendez-vous sur le marché ?
« Je vends surtout du lait et des œufs, la production de la ferme. Il m’arrive de proposer le surplus du jardin. Nous avons transformé les vieilles étables en poulaillers. Nos poules vont dehors et pondent dans des nids traditionnels. Tout est fait à la main : on apporte l’alimentation au seau et le nettoyage se fait à la fourche ! C’est beaucoup de travail mais j’aime bien discuter avec les clients. Nous avions en moyenne 250 poules. »
Que va devenir votre stand ?
« J’arrive en général à tout écouler la production des œufs. Depuis le Covid, je trouve qu’on vend davantage. La clientèle s’est rajeunie, les gens ont besoin de produits identifiés. Lors de certaines périodes, il m’en a même manqué, comme à Noël ou à Pâques : On va essayer de céder nos poules, c’est la mode d’en avoir dans son jardin ! Sandrine et Olivier Dru vont reprendre mon stand pour une vente au détail. »