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Le conflit de voisinage vire à l’absurde : il est convoqué au tribunal pour avoir écouté du Mike Brant en boucle... |
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Le prévenu, fan de Mike Brant, a finalement été relaxé. © Photo d’illustration : Pixabay
Un sexagénaire de Wambrechies (Nord) a été relaxé par le tribunal de Lille le 24 mars 2026, après avoir été accusé de harcèlement pour avoir, notamment, écouté en boucle le titre « Laisse-moi t’aimer » de Mike Brant. Le conflit de voisinage, qui a duré neuf mois, s’est soldé par deux déménagements.
Un conflit de voisinage improbable a enfin pris fin au tribunal de Lille le 24 mars. Un homme de 61 ans a été relaxé après avoir été accusé de harcèlement… pour avoir écouté en boucle Mike Brant, rapportent Actu Lille et ICI Nord.
« Ce n’est pas un délit d’écouter Mike Brant »
Les faits remontent à 2019 et ont comme cadre la commune de Wambrechies (Nord). Pendant neuf mois, deux voisins se sont menés la vie dure : insultes et doigts d’honneur d’un côté, la chanson Laisse-moi t’aimer en boucle de l’autre. Le voisin excédé avait lancé une pétition et porté plainte, soutenu par dix autres habitants. Selon la plainte déposée le 8 avril 2019, le voisin se disait « dérangé aux aurores par le coq » et subissait « le comportement provocant » de son voisin qui « l’attendait derrière la fenêtre pour insulter » et qui « écoutait en boucle Laisse-moi t’aimer, le son à fond ».
Le plaignant était absent de l’audience, après avoir déménagé à plus de 800 km. Le prévenu a, lui, expliqué que les insultes étaient mutuelles et qu’il avait lui-même « tué ses coqs » pour apaiser les tensions. « Je voulais juste écouter mon chanteur préféré », a-t-il résumé. Son avocat, Me Antoine Chaudey, a insisté sur l’absence d’intention de harcèlement et sur le fait que l’affaire n’avait eu aucun impact sur la santé du plaignant. « Ce n’est pas un délit d’écouter Mike Brant. Il n’est pas toujours très aimable mais ça n’en fait pas un délinquant », a-t-il plaidé.
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La procureure a noté que le voisin du prévenu « était à bout », mais a relevé que le trouble avait cessé et que l’homme se disait prêt à s’excuser. Le tribunal a suivi cette logique et a relaxé le prévenu, qui a lui aussi déménagé.