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La question du jour. Faut-il interdire des plateformes comme Shein ou Temu ?... |
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Les plateformes comme Shein et Temu sont dans le viseur de l’Europe ! © Photo AFP / Hans Lucas
Le gouvernement français appelle la Commission européenne à se doter urgemment de « nouveaux pouvoirs de déréférencement » des plateformes de vente en ligne en infraction au droit de l’UE, ciblant notamment Shein.
Face au  risque de diffusion de contenus illégauxÂ
, la ministre Véronique Louwagie estime  nécessaire, et urgent de doter la Commission européenne de nouveaux pouvoirs de déréférencement des plateformes qui ne respectent pas les règlesÂ
, a-t-elle écrit dans une lettre adressée jeudi dernier au commissaire européen à la Justice Michael McGrath. Elle a également plaidé pour que  les autorités nationales compétentesÂ
puissent mettre en Å“uvre  des mesures de restriction d’accèsÂ
à ces plateformes en cas de manquements. Ainsi, les entreprises déréférencées seraient retirées des résultats des moteurs de recherche comme Google.
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Contrefaçons et produits dangereux
Véronique Louwagie a salué les enquêtes au niveau européen à l’encontre des plateformes Temu et AliExpress, vendant des articles de bazar à très bas prix, et les mises en cause du mastodonte du prêt-à -porter discount Shein. Ces trois géants asiatiques sont accusés, pour certains, de commercialiser contrefaçons et produits dangereux, pour d’autres, de pratiques contraires aux droits des consommateurs telles de fausses réductions, des informations trompeuses.
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Les motifs de rétorsion sont nombreux pour la ministre du Commerce qui souligne la  pression sur l’emploi en Europe, (des) risques accrus pour la protection des intérêts économiques et de la sécurité des consommateurs, (le) non-respect des normes sociales et environnementales européennes, et (l’) impact carbone lié au transport aérienÂ
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Shein est attaqué de toutes parts en France, visé par une proposition de loi anti fast fashion, ayant déjà écopé d’une amende de 40 millions d’euros par la Répression des fraudes, et risquant désormais une autre sanction de 150 millions d’euros par le gendarme du numérique (Cnil) pour sa pratique concernant les cookies.