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La question du jour. Faut-il durcir l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs ?

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La loi approuvée par les députés brésiliens oblige les plateformes à relier les comptes des utilisateurs de moins de 16 ans à ceux de leurs parents. Ces derniers pourront contrôler qui est en relation avec leurs enfants sur ces réseaux. © Archives AFP

La question de l’utilisation des réseaux sociaux chez les plus jeunes intègre de plus en plus les foyers. La Commission européenne a annoncé mettre en place un dispositif afin d’empêcher les enfants d’accéder à des contenus dangereux. Au Brésil, les députés du pays ont approuvé mercredi 20 août une loi élargissant les obligations des plateformes numériques pour protéger les mineurs

Après un scandale impliquant un célèbre influenceur suspecté d’avoir sexuellement exploité des enfants, les députés brésiliens ont approuvé mercredi 20 août une loi élargissant les obligations des plateformes numériques pour protéger les mineurs

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Une loi renforçant le contrôle parental

La loi entrera en vigueur un an après sa promulgation par le président. Pour l’instant, elle doit retourner au Sénat pour son approbation définitive. Au Brésil, avec 212 millions d’habitants ultra-connectés, la régulation des réseaux sociaux est un sujet particulièrement épineux : le président Lula a affirmé cette semaine que « la société sera sous une menace constante, sans régulation des Big Techs ». Mais l’opposition de droite accuse le gouvernement et la justice de vouloir « censurer » les plateformes. La Chambre des députés a approuvé le texte à une large majorité quelques semaines après un scandale présumé d’exploitation sexuelle infantile impliquant Hytalo Santos, un influenceur qui publiait sur Instagram des contenus avec des mineurs à moitié nus et participant à des danses sensuelles. La loi approuvée par les députés oblige les plateformes à relier les comptes des utilisateurs de moins de 16 ans à ceux de leurs parents. Ces derniers pourront contrôler qui est en relation avec leurs enfants sur ces réseaux. Avec la nouvelle loi, les plateformes devront aussi « contrôler et restreindre, dans la mesure de leurs capacités techniques, les contenus clairement destinés à attirer des enfants ».

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Des méthodes de vérifications de l’âge plus strictes

La nouvelle loi vise aussi à obliger les plateformes à de plus stricts contrôles de l’âge des utilisateurs : le Congrès brésilien a rejeté l’auto-déclaration comme méthode de vérification de l’âge suite aux recommandations d’experts, exigeant à la place que les réseaux sociaux « améliorent continuellement leurs mécanismes de vérification de l’âge ». Désormais, les réseaux devront aussi signaler aux autorités brésiliennes « les contenus pouvant s’apparenter à une exploitation ou un abus sexuel ». Les sociétés qui enfreindraient ces mesures risquent des amendes allant jusqu’à 50 millions de réais (7,8 millions d’euros), des suspensions ou des interdictions pour les récidivistes. Le Brésil est devenu l’un des pays les plus actifs au monde dans la régulation des réseaux sociaux.

En 2024, le Brésil avait suspendu le réseau X 40 jours

Des tribunaux ont suspendu le réseau X, qui n’avait pas respecté les règles de lutte contre la désinformation, pendant 40 jours en 2024. Le gouvernement a demandé lundi au géant américain Meta de supprimer de ses plateformes des chatbots qui imitent les enfants et peuvent tenir des propos à connotation sexuelle, après avoir détecté leur « prolifération » sur Instagram, Facebook et WhatsApp. Dans une décision de juin, la Cour suprême brésilienne a également exigé des plateformes qu’elles assument une plus grande responsabilité pour les contenus générés par leurs utilisateurs.

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Au début de l’année, le tribunal avait ordonné la suspension de la plateforme vidéo Rumble après que celle-ci a refusé de bloquer le compte d’un utilisateur brésilo-américain.

 
Avec AFP    Courrier de l'Ouest  

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