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La lente décrue généralisée des cours d’eau se poursuit : le Maine-et-Loire reste en alerte... |
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La décrue des cours d’eau se poursuit en Maine-et-Loire. Le nettoyage des zones inondées aussi. © Photo CO - Laurent COMBET
Les inondations majeures de la Loire et des rivières des Basses vallées angevines en Maine-et-Loire ont atteint leur pic les 21 et 22 février. Depuis, l’heure est à une lente décrue généralisée des cours d’eau grâce notamment à un temps sec durable. Le Maine-et-Loire reste encore placé en vigilance jaune ce lundi 2 mars.
Avec un soleil qui brille généreusement sur la quasi-totalité du pays, offrant une ambiance digne d’un début de mois de mai
, comme le souligne la Chaîne météo ce lundi 2 mars, et un temps sec qui devrait perdurer toute la semaine, la décrue généralisée des cours d’eau se poursuit lentement mais sûrement.
C’est le cas en Maine-et-Loire qui reste toutefois classé en vigilance jaune aux inondations par Météo France ce lundi 2 mars après avoir connu les inondations majeures de la Loire et des rivières des Basses Vallées angevines (Maine, Mayenne, Sarthe et le Loir), les 21, 22 et 23 février.
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Les niveaux maximums atteints les 21 et 22 février ont généré des débordements dommageables dans tout le secteur des Basses Vallées Angevines
, rappelle en effet le site Vigicrues le service d’information sur le risque de crues des principaux cours d’eau en France. Depuis, une lente décrue est toujours en cours et va se poursuivre à un rythme équivalent dans les prochaines 24 heures
. Et d’indiquer à titre d’exemple : Dans le secteur de Cheffes, les niveaux ont dépassé le pic de la crue de janvier 2000. Dans le secteur d’Angers, les niveaux ont aussi dépassé le maximum de la crue de janvier 2000 et ils ont égalé celui de la crue de décembre 1982
.
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Des niveaux habituels
En effet, au pont de la Basse Chaîne à Angers, la Maine qui est montée jusqu’à 6,39 m le 22 février - soit à hauteur de la crue majeure de 1982 mais en deçà de la crue historique de janvier 1995 (6,54 m) - est descendue à 3,83 m ce lundi 2 mars. Son niveau doit s’abaisser 3,42 m, mardi 3 mars.
À Cheffes, la Sarthe avait atteint une hauteur impressionnante de 6,76 m le 21 février, certes en deçà du niveau de la crue record de 1995, 7,38 m. Mais le village entier, sous l’eau, avait dû être évacué. Ce lundi 2 mars, le niveau de la rivière est descendu à 4,17 m ce lundi et se retrouvera sous la barre des 4 mètres, mardi (3,82 m).
Soit des niveaux de crue habituels en cette saison.
Même tendance pour la Loire. De Saumur aux Ponts-de-Cé, toute vigilance aux inondations est même levée. Elle subsiste pour la Loire dite aval, de Bouchemaine à Ancenis.
À Saumur, la Loire qui avait atteint 5,15 m au plus fort de la crue (à près d’un mètre du niveau de la crue de 1982, à deux mètres de la crue record de 1856), est redescendue à 2,45 m ce lundi et sera à 2,19 m, mardi 3 mars selon les prévisions de Vigicrues.
Aux Ponts-de-Cé, le fleuve royal qui est monté jusqu’à 5,47 mètres (5,70 m en 1982) est passé ce lundi 2 mars sous la barre des 3 mètres de haut et devrait se situer à 2,56 mètres mardi 3 mars.
À Montjean-sur-Loire, la Loire qui avait 5,89 mètres le 23 février (le même niveau qu’en 1995 mais en deçà des 6,45 m de décembre 1982) est désormais à 3,40 m et se trouvera sous les 3 mètres, mardi 3 mars.