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La Brasserie du Loir, les bières 100 % fléchoises... |
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Emeric Arnaud, brasseur fléchois, depuis novembre 2015. © OUEST-FRANCE
Installé route des Mollans, à La Flèche, Emeric Arnaud brasse cinq types de bières. Et prévoit de passer au houblon bio en 2019.
À 39 ans, Emeric Arnaud a déjà une vie bien remplie. Avant de créer la Brasserie du Loir, en 2015, avec Olivier Léon, un ami, il a exercé dans d’autres domaines. Après l’obtention d’un CAP d’opérateur-projectionniste, le Fléchois a travaillé six années dans un cinéma municipal. La révolution numérique le décide à changer de métier.
De brasseur amateur à professionnel
Peu après, Emeric Arnaud devient surveillant au Prytanée, en 2009. En 2014, son contrat n’étant pas renouvelé, il décide de se lancer dans la passion : brasser des bières.
Cet attrait pour le houblon, il l’a contracté notamment quand il était coordinateur aux Affranchis. « Je devais chercher de la bière locale pour le festival, se souvient-il. Avant, j’étais brasseur amateur et je faisais ma bière dans des petits seaux. Les gens aimaient bien et ils me demandaient d’en faire pour des mariages et pour d’autres événements. Donc, je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire » , relate Emeric.
Objectif : 147 hectolitres de bières
Le Fléchois va se former dans une brasserie associative, située à Montflours, en Mayenne. Ainsi qu’auprès du Musée français de la brasserie, à Nancy (Meurthe-et-Moselle). C’est là qu’il rencontre Olivier Léon. Ensemble, ils bâtissent un « business plan », pour concrétiser le projet. Le lieu de l’atelier, situé route des Mollans, n’a pas été choisi au hasard : « Au départ, on s’est installé dans ce hangar, car ce n’était pas cher. De plus, on possède 300 m² ici » , indique Emeric.
Résultat: depuis trois ans, la Brasserie du Loir des deux associés se porte bien. « Concernant ma production, je suis arrivé à 120 hectolitres en 2016. Cette année, je souhaite passer les 147 » , précise Emeric, le brasseur de l’entreprise. Ces chiffres proviennent des cinq types de bières « EO »qu’il produit : blonde, ambrée, peace & love (blonde au gingembre frais), froment et sarrasin.
Des bières qu’il vend en direct à ses clients. « J’essaie de mettre l’humain au centre de mon projet » , ajoute-t-il. En train de passer le label Nature et progrès, le Sarthois passera également au houblon bio l’année prochaine.