|
L'idée d'un « pôle mécanique » séduit le Département... |
1
Intitulé « pôle mécanique », le projet de circuit auto-moto imaginé dans la communauté de communes de Beaufort-en-Vallée pourrait aussi faire une place à la recherche et à l'expérimentation de moteurs non polluants. © Archives Daniel Fouray.
Imaginé dans le Beaufortais, le projet reposerait surtout sur l'apprentissage de la conduite, davantage que sur la compétition. Le conseil général lance une étude.
Quand il a pris connaissance du dossier, il y a quelques mois, le président du conseil général avoue qu'il était « sceptique ». Puis, à y regarder de plus, Christophe Béchu estime aujourd'hui que « l'idée mérite d'être creusée ». C'est ce qu'il a déclaré, hier, à Beaufort-en-Vallée, lors d'une présentation du projet d'un circuit auto-moto imaginé sur le territoire de la communauté de communes.
Imaginé seulement... Car rien n'est fait, loin de là. « Le projet n'est pas ficelé, insiste le président du conseil général. Nous lançons juste une étude. » Christophe Béchu et Jean-Charles Taugourdeau, le maire de Beaufort, aussi député, auraient juste préféré davantage de discrétion, avant d'en faire part à la population. Mais depuis l'article paru dans notre édition du 22 janvier, les réactions se multiplient et un collectif d'opposition vient même de voir le jour.
« J'ai bien entendu les protestations, mais il n'y a rien de caché », assure le maire. « Il s'agit avant tout d'un projet de territoire au même titre qu'un projet de zone industrielle. » Et l'élu se dit « convaincu de son intérêt ». Il laisse même entendre que d'autres pourraient être intéressés, comme la communauté de communes de Baugé...
Un outil « expérimental »
Dans la bouche des politiques, pas question de circuit auto-moto, et encore moins de circuit vitesse. On parle de « pôle mécanique ». Un concept qui « accorde une place prioritaire à l'apprentissage de la conduite, ouvert à la recherche dans les nouvelles technologies des moteurs et énergies non polluantes de demain ».
Pus concrètement, des écoles pourraient être associées à la recherche et des prototypes seraient testés sur piste. Outre cet « outil expérimental », le circuit serait dédié à la prévention routière et à la formation. Jean-Charles Taugourdeau évoque aussi la possibilité d'accueillir des rencontres, des congrès, des séminaires et même des salons, et pas seulement des courses auto-moto.
En matière de retombées économiques, « on observe toujours la création d'hébergements autour de ces sites », constate le député. « Un tel équipement augmenterait la renommée du territoire. » Sans avoir à mettre la main au portefeuille. Situé « entre 10 et 20 millions d'euros », le coût de construction sera « autofinancé par les entreprises ».
Reste à trouver le lieu. Au moins 40 hectares sont nécessaires pour le circuit. Pour un maximum de 100 hectares pour l'ensemble du pôle. Et le parc régional naturel Loire-Anjou-Touraine dans tout ça ? se demanderont les défenseurs de l'environnement. Pas un mot à ce sujet.