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L’entreprise K-Line plaide pour une relance du logement... |
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Dans une usine de K-Line. © Franck Dubray, Archives Ouest-France
Pour K-Line, la reprise est chose faite depuis un mois. Le leader des fenêtres souhaite que le bâtiment bénéficie d’un plan de soutien à la transition énergétique.
Même si K-Line, avec ses 1 400 salariés et ses 360 millions d’euros de chiffre d’affaires, est le numéro 1 français des fenêtres – qu’il produit exclusivement en alu – il n’est qu’un maillon dans une chaîne
, rappelle Bruno Léger, directeur général.
En amont de ses six usines (cinq aux Herbiers, en Vendée, et une à Saint-Vulbas, dans l’Ain), des centaines de fournisseurs en vitrage, profilé, laquage, quincaillerie. En aval, des transporteurs, des poseurs, des constructeurs, des promoteurs.
Appel à une relance de la défiscalisation
Pour le dirigeant vendéen, c’est « la coordination d’une reprise qui ne pouvait être que collective » qui a été « compliquée », après « ce phénomène incroyable qu’a été l’arrêt total de toute une industrie ». Mais la reprise a été rendue possible par « un admirable esprit collectif de la filière et l’engagement des salariés ». Elle a été facilitée par les deux syndicats professionnels du secteur, dont l’un est présidé par Bruno Léger lui-même.
Après l’arrêt des usines le 17 mars, le fabricant a commencé, dès le 23 mars, à plancher sur la reprise, intervenue le 13 avril, « sur la base du volontariat des salariés, grâce à des règles sanitaires organisées avec les représentants du personnel ».
K-Line et les autres entreprises du groupe Liébot – auquel elle appartient (3 000 salariés, 600 millions de chiffre d’affaires) et qui est également présent dans la pose de façades – se sont appuyées sur les guides élaborés par les organisations professionnelles de la métallurgie et du BTP.
L’approvisionnement en masques « a été très compliqué », mais n’est plus un souci, grâce aux commandes passées par les syndicats professionnels. Un autre paramètre surgit cependant : la disponibilité des salariés devant encore garder leurs enfants.
D’abord relancées en 1x8, les usines K-Line fonctionnent en 2x8 depuis la semaine dernière, avant les 3x8 « à partir de la fin du mois ».
Si la reprise s’est faite sur la base du carnet de commandes dont disposait l’entreprise, Bruno Léger s’inquiète maintenant « de l’impact de la crise économique qui arrive ». Il plaide donc pour la révision à la hausse des soutiens fiscaux à la fois à la construction de logements locatifs et à la transition énergétique. « Ce sont des outils efficaces pour une relance qui profitera à la fois à l’emploi français et à l’environnement », plaide le dirigeant.