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Impact sonore des parcs éoliens : des associations interpellent le préfet du Maine-et-Loire... |
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Les éoliennes de Tigné, en service depuis 7 ans, sont toujours contestées. © Archive CO
Une dizaine d’associations luttant contre des projets éoliens en Anjou ont écrit au préfet pour lui demander que soit mieux contrôlé l’impact sonore des machines après leur construction.
En même temps qu’elle produit de l’électricité, l’énergie éolienne continue de nourrir la contestation. Récemment, des riverains du parc éolien de Tigné ont sollicité par courrier le préfet de Maine-et-Loire pour lui transmettre la plainte Installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) déposée en raison des nuisances sonores ressenties sur place.
En service depuis sept ans, les éoliennes de Tigné devaient faire l’objet de mesure de bridage pour limiter le bruit. D’après Bernadette Kaars, signataire du courrier, cette obligation n’est toujours pas respectée. L’impact sonore des éoliennes est très réglementé en France, les promesses de contrôle acoustique sont constantes et réaffirmées autant par les promoteurs éoliens que par l’administration. L’expérience montre cependant que ce contrôle n’est pas assuré par l’administration. À Tigné, par exemple, l’arrêt est obligatoire la nuit dès que la vitesse du vent sera comprise entre 5 et 9 m/seconde
, explique-t-elle, en plus de demander au préfet Philippe Chopin de prendre les dispositions nécessaires au respect du caractère réglementaire du fonctionnement de ces machines classées ICPE
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Cette demande a par ailleurs mobilisé une dizaine d’associations du Maine-et-Loire luttant contre l’implantation de parcs éoliens. Par courrier, leurs représentants respectifs ont à leur tour interpellé le préfet demandant à être rassurés sur la capacité et la volonté de l’administration de contrôler l’impact sonore des parcs éoliens après leur construction
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Des courriers qui sont restés sans réponse à entendre Bernadette Kaars qui s’interroge : L’inertie de l’administration et le défaut de moyen des DREAL consolident le rejet de l’éolien dans les campagnes. Faut-il continuer à déléguer aux promoteurs éoliens le contrôle acoustique des éoliennes ?