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Il enterre un Boeing dans son jardin pour en faire un bunker antiatomique : « Ma femme est très compréhensive »... |
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Le père de famille a fait l’acquisition de la carlingue d’un Boeing… qu’il compte désormais enfouir dans son jardin. © Photo d’illustration : Pixabay
Un père de famille britannique s’est lancé le pari un peu fou d’utiliser la carlingue d’un vieux Boeing 737 comme abri antiatomique. Si son fils de 7 ans est admiratif, sa femme semble un peu moins emballée. Sur YouTube, les abonnés sont suffisamment nombreux pour financer le projet.
À Ashbourne (Grande-Bretagne), le jardin de Dave Billings est traversé par des galeries, et les taupes ne sont pas en cause… Cet ingénieur britannique de 44 ans est en train de se construire une seconde maison sous terre, pour parer une éventuelle menace nucléaire. Ce réseau sous-terrain sera bientôt complété par la carlingue d’un Boeing 737 que le quadragénaire compte enfouir à quatre mètres au-dessous du sol. Ce chantier improbable est suivi par près de 500 000 abonnés sur YouTube et TikTok. Cette communauté génère suffisamment de revenus pour permettre au quadragénaire de financer l’ensemble des travaux estimés à un peu plus de 285 000 €, rapporte 20 Minuten et le Daily Mail.
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Un « tas de ferraille » dans le jardin
Ce projet est aussi préventif que ludique. Si Dave Billings n’est pas obsédé par la peur d’une troisième guerre mondiale, il n’en écarte pas totalement non plus le scénario. Les bunkers qu’il a construits sous son jardin visent à mettre ses proches à l’abri en cas d’alerte. Mais l’objectif est aussi, et peut-être même avant tout, de faire rêver Oliver, son fils de 7 ans. Ces cachettes en sous-sol sont un terrain de jeu idéal pour le petit garçon, par ailleurs passionné d’aviation. Or, il se trouve que son père est tombé récemment sur une annonce insolite : une carcasse de Boeing 737, mise en vente sur Facebook.
« Quand je lui ai montré la photo pour la première fois, il m’a demandé pourquoi je ne l’avais pas déjà acheté » , se souvient Dave. Depuis, l’avion – acheté pour l’équivalent de 4 500 € – a rejoint le jardin familial pour le plus grand plaisir du jeune Oliver, et au désespoir ou presque de Beth, sa maman. « Quand elle l’a vu pour la première fois, elle m’a demandé pourquoi j’achetais un tas de ferraille », s’amuse le père de famille.
Un « Boeing antiatomique »
Le Boeing est livré, mais le plus dur est à venir. Il reste évidemment aménager un intérieur aussi confortable que possible et à découper une partie du fuselage pour le relier au réseau de bunkers déjà en place. Enfoui à quatre mètres sous terre et chapeauté par une dalle en béton, Dave estime que son « Boeing antiatomique » pourrait offrir un abri efficace contre les retombées radioactives.
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Reste une faille de taille : pour le moment, les bunkers ne sont pas électriquement autonomes. Ils sont reliés au réseau principal et donc vulnérable à une éventuelle coupure. « C’est l’un des points que je dois régler pour ce projet », reconnaît l’ingénieur britannique. Beth, elle, semble s’être fait une raison : « Elle est très compréhensive », confirme son mari.