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Il a travaillé sur un film récompensé aux César du cinéma et vient faire un cours dans un collège de Maine-et-Loire... |
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Les élèves de 3e de la Chac (Classe horaire aménagé Cinéma) ont pu s’initier à l’audiodescription avec Morgan Renault qui a créé 400 à 500 films pour les déficients visuels et non-voyants. © Ouest-France
Au collège Vallée du Lys, à Lys-Haut-Layon (Maine-et-Loire), les élèves d’une classe spécialisée cinéma ont eu la chance de recevoir Morgan Renault, audiodescripteur reconnu, qui a travaillé sur un film documentaire césarisé il y a quelques semaines.
Morgan Renault est un auteur et narrateur d’audiodescription expérimenté, avec 15 ans de métier. Il a travaillé auprès d’Hélène Bleskine, pionnière dans ce domaine. Lundi 23 mars, il était au collège Vallée du Lys pour initier les élèves de 3e de la Chac (Classe horaires aménagés cinéma).
Un travail autour d’un documentaire césarisé
Les cinéastes en herbe accompagnés de leur professeur Sébastien Farouelle ont regardé le film documentaire « Le chant des forêts » de Vincent Munier, récompensé fin février de deux César, ceux du meilleur film documentaire et du meilleur son. Morgan en a créé l’audiodescription.
Son travail consiste à créer une bande-son destinée aux déficients visuels et non-voyants, pour leur permettre de regarder un film tout en ressentant les émotions qu’il procure. Tout ceci étant créé par des dialogues posés judicieusement pour interagir sur ce que le public ne voit pas ou peu.
Les élèves ont participé à cet atelier et découvert le métier, qui demande de la concision et de la précision, affirme Morgan Renault. C’est très technique et cela demande des connaissances importantes ».
« Quoi, qui, où, quand, pourquoi »
La classe de 3e s’est beaucoup investie dans cet atelier. En partant d’exemples simples comme une photo, les élèves ont décrit la scène, et les réponses ont fusé. Ils en parlent : L’important ce sont les règles du quoi, qui, où, quand, pourquoi, comme pour un journaliste. Il faut construire la phrase, utiliser des verbes, verbaliser. Exemple : une photo de crépuscule, soleil couchant, une cabane au bord de l’eau. Cela permet l’imaginaire.
Pour Morgan Renault, c’est un plaisir de parler de son métier avec passion : C’est un travail minutieux. Il faut se caler sur la bande-son, sans perturber ni parler sur les dialogues. Les non-voyants rient, sursautent, pleurent sur les séances. Il faut être curieux et avoir de la culture car nous traversons des époques. Le but ici est d’apprendre aux élèves à écrire, développer leur vocabulaire et décrire la beauté d’une image.