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Hubert Lafuente vient de quitter la piste de la société de boule de fort Le Beau Coup à Beaucouzé... |
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Hubert Lafuente aura consacré sa vie à faire rouler bien plus que des boules, il aura fait circuler l’amitié, la passion et le lien humain. © Ouest-France
Grande figure de Beaucouzé (Maine-et-Loire), Hubert Lafuente s’est éteint le mardi 17 février 2026 à l’âge de 77 ans. Il n’était pas seulement un président, il était un point d’appui, un centre de gravité, un homme qui savait arrondir les angles mais qui ne perdait jamais le nord.
Il était président de la société de boule de fort Le Beau Coup de Beaucouzé (Maine-et-Loire) depuis plus de 30 ans, de 1990 à 2026. Hubert ne faisait jamais les choses à moitié. Pendant toutes ces années, il aura tenu la ligne, donné l’impulsion, corrigé les trajectoires, toujours avec cette précision qui caractérise les joueurs qui connaissent la pente par cœur »,
s’accordent à dire ses camarades du Beau Coup. Hubert Lafuente s’est éteint le mardi 17 février 2026 à l’âge de 77 ans.
Il ne se contentait pas de commenter le jeu, il a été à l’initiative de la Fédération française de boule de fort en contribuant à donner à ce sport traditionnel une structure solide. Il a développé le projet Cœur de village dans 35 communes en démontrant qu’une boule pouvait faire tourner bien plus qu’une partie, elle pouvait faire vivre un village.
«Il était aussi un homme d’engagement»
Bon orateur, Hubert Lafuente était une mémoire vivante, une encyclopédie à lui tout seul, il connaissait les jeux du département comme d’autres connaissent leur jardin. De la Loire-Atlantique à la Sarthe, et même jusqu’à Tourcoing, il avait ses repères, ses anecdotes, ses histoires à la trajectoire parfaitement maîtrisée. Quand il prenait la parole, on savait que la partie allait être belle.
Hubert savait qu’une passion ne doit jamais rester statique, alors, fidèle à son sens de l’anticipation, il avait récemment lancé des cours d’initiation aux enfants dès l’âge de 10 ans. Parce qu’une boule, pour continuer à rouler, a besoin d’un nouvel élan »,
disait-il avec humour, et la transmission, chez lui, n’était pas un mot en l’air, c’était une évidence. Il était aussi un homme d’engagement tant auprès de la chorale des Papys mamies blues, du conseil des sages, du Sporting club de basket loisirs, du club de billard français de l’Ajar. Il pratiquait aussi la pétanque ou le foot par le biais de l’association Touristique, sportive et culturelle des administrations financières (ATSCAF).
Aujourd’hui, la piste semble un peu plus silencieuse mais certaines trajectoires ne s’arrêtent pas avec le dernier coup, elles se poursuivent dans les gestes transmis, dans les rires partagés et dans chaque partie disputée en son souvenir. Ce samedi, Olivier et Sylvain, ses fils, lui ont rendu un bel hommage en prenant le relais de leur père lors des qualifications du concours Le Lambertois auquel Hubert avait participé quelques jours plus tôt.