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Hommage de l’ultradroite à Quentin Deranque à Nantes : des militants antifas bloqués par la police pont Saint-Mihiel... |
Après la mort, à Lyon, du militant nationaliste de 23 ans, Quentin Deranque, un hommage doit réunir, ce mercredi 18 février à 20 h 30, des militants d’extrême droite à Nantes. Un rassemblement organisé par l’ultra gauche nantaise a lieu, depuis 19 h 30, près du pont Saint-Mihiel, très encadré par des policiers. La préfecture craint des débordements.
« Nous ne voulons pas laisser le monopole de la rue à l’extrême droite. » Ils sont une centaine de militants antifascistes, place de la Bonde, près du pont Saint-Mihiel, ce mercredi 18 février soir, à Nantes, très encadrés par les forces de police. Personne n’entre, personne ne sort »,
disent les policiers aux passants sur le quai.
L’appel à se rassembler, à 19 h 30, avait été lancé par des sympathisants de l’ultra gauche nantaise. Cette contre-manifestation, qui n’est pas déclarée en préfecture, entend « répondre » à l’hommage à Quentin Deranque, organisé à 20 h 30, place des Enfants-Nantais dans le quartier Saint-Donatien.
Le jeune nationaliste de 23 ans est mort à Lyon, le 14 février, après des affrontements entre des militants antifascistes et d’extrême droite, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.
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L’initiative de cet hommage, déclaré en préfecture, a été lancée par l’association d’extrême droite la Cocarde sur ses réseaux sociaux, relayée par d’autres organisations d’extrême droite, comme Génération Z, le RNJ 44, la Ligue ligérienne, l’Action française, ou Korser Nantes.
Craignant des débordements, la préfecture a mobilisé d’importants moyens de police. Elle a décidé d’interdire toute manifestation dans un large périmètre autour de la place des Enfants-Nantais.