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Histoire. Quand le Trianon-American Park faisait vibrer les Angevins... |
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Histoire. Quand le Trianon-American Park faisait vibrer les Angevins
Le lieu, ouvert en 1919 au Doyenné par Alfred Champagne, était tout à la fois un parc d’attractions, un music-hall et un restaurant champêtre.
Les Angevins ne manquaient pas de promenades sur le territoire même de la commune : vers Reculée, la Baumette, promenade des Fours-à-Chaux et dans les prairies Saint-Serge, le long de la Maine jusqu’au pont du chemin de fer de Segré. Les guinguettes les plus importantes se trouvaient promenade des Fours-à-chaux et aux alentours. Dans l’entre-deux-guerres, il y avait là l’Olympia Dancing et, plus loin, en haut du chemin du Doyenné, à droite en quittant la ville, le Trianon-American Park, ouvert en 1919 par Alfred Champagne, un nom prédestiné ! Les anglicismes étaient déjà à la mode, surtout depuis l’arrivée des Américains à Angers en 1917…
Un collectionneur angevin de cartes postales nous a adressé la série complète des dix cartes éditées vers 1920. A. Champagne exploitait précédemment un skating (piste de patin à roulettes) rue Volney. Au Doyenné, il peut prendre ses aises. C’est un parc d’attractions et un music-hall à la fois, en même temps qu’un restaurant champêtre : il y a tonnelles, jardin anglais, terrasses, théâtre de verdure, orgue de foire, skating, équipements sportifs… L’une des cartes ci-contre montre le « champ de course » aux ânes, peut-être le jour de l’inauguration, le 27 juin 1920. On voit bien l’environnement : Grands Moulins d’Angers et tour à plomb (rue des Fours-à-Chaux). Ce qui permet plus aisément de situer cet endroit bucolique, car il y a longtemps que maisons et hangars métalliques l’ont remplacé.