|
Habitations touchées, pizzeria fermée… : la crue de l’Oudon impacte une partie du Lion-d’Angers... |
2
L’Oudon a envahi la rue du Canal au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire) condamnant l’accès à la pizzeria La Madona et menaçant la salle de restaurant. Les services de la mairie s’emploient à aider au mieux les riverains. © Ouest-France
Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, l’Oudon est entré dans la rue du Canal au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), empêchant l’accès à la Pizzeria La Madona. Contraints de fermer, les propriétaires craignent de voir l’eau pénétrer dans leur établissement. À proximité, certaines habitations ont déjà été touchées.
On se croirait revenu en 1 995 où la crue de l’Oudon avait touché la rue du Canal en janvier, au Lion-d’Angers (Maine-et-Loire). La pizzeria La Madona était restée depuis à l’abri. Mais dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février 2026, l’Oudon est de retour et l’eau s’invite dans le restaurant qui a fermé ses portes.
« Nous sommes arrivés en 2019, et nous n’avons pas connu le phénomène », souligne Charbel Kahhale le propriétaire. Avec son épouse Rima, ils accueillent des clients sur place et proposent des pizzas à emporter. Ce devait être le cas pour ce week-end où des commandes avaient été prises et des réservations effectuées. « C’était plein samedi et dimanche avec des grandes tables réservées par des familles et beaucoup de commandes à emporter », précise Rima.
« Tous les approvisionnements étaient réalisés, et comme nous ne servons que du frais, nous ne savons pas s’ils pourront être conservés, continue-t-elle. C’est la première fois que nous refusons d’ouvrir et que nous n’accueillons pas nos clients. »
Impossible en effet d’assurer le service. L’eau est dans la rue et lèche la porte d’entrée protégée par des parpaings. « Les voisins nous ont proposé leur aide pour sauver ce qui sera possible, mais tout ce qui ne peut pas être protégé sera détruit. »
« Les services de la mairie sont bien présents et font le maximum pour nous accompagner et je les remercie (madriers, parpaings, sacs de sable) mais ça ne suffira pas », poursuit Charbel Kahhale.
Le couple est désormais dans l’incertitude quant à une réouverture possible et guette avec angoisse le niveau de la rivière.
Des habitations touchées
À quelques mètres de là, quai d’Anjou et impasse de la Motte, l’eau a pénétré dans certaines maisons. Une situation que les services de la Ville et de la communauté de communes ont essayé d’anticiper au mieux.
Une cellule de crise a été mise en place jeudi après-midi. Les agents avaient surélevé les meubles des maisons les plus exposées. Une opération poursuivie vendredi matin, tandis que des parpaings et des madriers ont été installés pour permettre de marcher le long des habitations. Les services de la protection civile sont venus à la rencontre des personnes impactées.

Au Lion-d'Angers, l’Oudon a envahi une partie du quai d’Anjou dans la nuit du jeudi 19 au vendredi 20 février. 0.0
Un accueil a également été mis en place dans la salle de restauration à côté de l’espace Emile-Joulain. Par ailleurs, Enedis a été contraint d’opérer une coupure d’électricité pour des raisons de sécurité. Une trentaine de maisons, à proximité du camping, sont concernées.