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Grez-Neuville. Du savon bio au lait d’ânesse
Dans leur asinerie, située le long de la Mayenne à Grez-Neuville, Stéphane et Lydie Fillodeau élèvent des ânes grâce auxquels ils produisent des cosmétiques bios. Une reconversion étonnante mais réussie.
Le lieu est bucolique. L’asinerie La Rivière se situe au bout d’un petit chemin, au bord du chemin de halage qui longe la Mayenne. Quelques corps de fermes et des ânes qui paissent tranquillement sur 27 ha de champs. « On a une vie rêvée… Mais il ne faut pas le dire ! »
, s’amuse Stéphane Fillodeau. Avec sa femme Lydie ils se sont installés ici il y a cinq ans. Un sacré défi et une reconversion osée après vingt-deux ans dans la restauration.
« Je regardais un jour le journal de 13 h de Jean-Pierre Pernaut et j’ai vu un reportage sur un producteur de lait d’ânesse. Nous étions fatigués par notre métier de restaurateurs, je me suis dit : Pourquoi pas nous ? »
Alors restaurateurs à la crêperie de la Batelière, à Grez-Neuville, le couple Fillodeau décide de se lancer dans l’élevage d’ânesses et la production de savon. « Au début, à la crêperie, on en a offert pour la fête des Mères et les gens en ont redemandé. »
Les ânes font partie de la famille
L’affection des Fillodeau pour les ânes, et en particulier la race Baudet du Poitou, ne date pas d’hier. Elle remonte au début des années 2000, dans une vente aux enchères. « J’ai levé la main une seule fois et elle m’a été attribuée »
, se souvient Stéphane Fillodeau. Il repart ainsi avec sa première ânesse. Très vite, le couple en adopte d’autres. « Les ânes sont des animaux très attachants, très câlins. La race Baudet du Poitou, désormais sauvée, était menacée d’extinction il n’y a encore pas si longtemps. »
Chez les Fillodeau, les ânes sont chouchoutés car ils sont « un peu comme des membres de la famille. »
Aujourd’hui, trente-cinq femelles et un mâle reproducteur sont élevés à l’asinerie La Rivière. « Notre but n’est pas d’en faire des bêtes de concours. On les élève pour leur lait, qui est plein de vitamines. Le lait d’ânesse ressemble à du lait de soja mais en termes de richesse nutritionnel c’est ce qui se rapproche le plus du lait maternel. »
Il paraît que Cléopâtre prenait en son temps des bains au lait d’ânesse pour préserver éternellement sa jeunesse et sa beauté. Aujourd’hui encore, ce lait est recherché pour ses propriétés hydratantes contre les rides, la peau sèche ou encore l’eczéma. « Il est aussi conseillé aux personnes atteintes de la maladie de Crohn
(maladie inflammatoire chronique du système digestif) »
, ajoute Stéphane.
Après avoir récupéré, asséché et transformé le lait en poudre, tout est envoyé dans une savonnerie. Les savons sont ensuite vendus directement à la ferme, sur les marchés et en ligne. Leurs quatre produits (un savon, une crème de visage, un lait corporel et leur spécialité, un shampoing solide), issus de l’agriculture biologique, sont composés de 25 à 30 %, de lait d’ânesse. Et le couple continue d’innover : ils ont commencé cette année à faire un savon feutré enrobé de laine d’âne qui fait office de gant de toilette avec un effet gommant.
Des nœuds papillons en poil d’âne
À l’asinerie des Fillodeau, les tâches sont bien reparties. Pendant que Stéphane s’occupe de la traite puis de la transformation du lait, Lydie récupère puis tisse ou feutre le poil des jeunes ânes, avec lequel elle fait des pochettes, des chaussons, des bijoux ou encore des nœuds papillons. « Ce n’est pas très compliqué mais ça prend du temps, il faut de la patience. Moi, ça m’amuse beaucoup »
, glisse-t-elle.
Lydie et Stéphane accueillent régulièrement le grand public pour partager leur passion pour les ânes et faire découvrir leur étonnant métier. Entre dégustation de lait, traite et atelier de tissage de laine, les visiteurs, grands ou petits, repartent souvent conquis. « L’âne est un animal qui souffre d’une mauvaise réputation mais qui est en réalité très accessible. Les gamins adorent. Et nous aussi. On prend tellement de plaisir dans ce qu’on fait qu’on n’a plus l’impression de travailler en fait »
, sourit Stéphane.
Visites sur réservation au tél. 02 41 24 09 98, 06 01 71 14 16 ou pr mail : service@savonnerie-lait-anesse.fr
quand on prend un animal on accepte les contraintes qui vont avec. On n' impose pas aux autres plein de poils sur ses vêtements, on respecte les gens qui peuvent être allergiques et les gens qui n'aiment pas les chiens. Mesdames et Messieurs les propriétaires de chien quand il y avait le Covid c'était une bonne raison pour aller prendre l'air, alors profitez en promenez le dehors et pas en bus, à certains moment nous sommes serrés dans le bus à moins que l'on oblige un ticket de bus pour les gros chiens, normal ils prennent la place d'une personne ! (ce message ne concerne ni les aveugles ou les handicapés bien sûr)