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France Travail victime d’une cyberattaque : 340 000 demandeurs d’emploi potentiellement concernés... |
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France Travail avait déjà été la cible d’une cyberattaque massive en début d’année 2024, avec un risque de divulgation de données personnelles concernant 43 millions de personnes. Photo d’illustration. © Stephane Mahe / Archive REUTERS
France Travail a annoncé ce mercredi 23 juillet avoir été la cible d’une cyberattaque, avec un risque de divulgation de données personnelles. Près de 340 000 demandeurs d’emploi seraient touchés.
Une cyberattaque a frappé, ce mardi 22 juillet 2025, l’un des services de France Travail (ex-Pôle emploi), a annoncé l’opérateur public ce mercredi, confirmant une information de BFMTV .
« Les données de 340 000 demandeurs d’emploi ont été consultées et seraient donc susceptibles d’être divulguées et exploitées de manière illégale », poursuit France Travail.
L’entité dénonce « une action malveillante » auprès de l’Agence France-Presse (AFP).
« Aucun risque » concernant les données bancaires
Ces données personnelles sont les « noms et prénoms, dates de naissance, identifiants France Travail, adresses mail et postale » des inscrits, ainsi que leurs « numéros de téléphone ».
L’opérateur espère rassurer, précisant qu’« il n’existe aucun risque sur l’indemnisation ou l’utilisation de données bancaires à des fins de vol des fonds sur les comptes des personnes concernées ».
L’organisme public a par ailleurs notifié le dépôt d’une première plainte auprès des autorités judiciaires, et assuré que « les personnes concernées ont été informées ».
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Déjà la cible d’une cyberattaque
France Travail avait déjà été la cible d’une cyberattaque massive en début d’année 2024 : les données personnelles de 43 millions de personnes auraient pu être divulguées. L’opération avait débuté par une « usurpation d’identité de conseillers ».
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Cette fois, le service concerné a été « rapidement » identifié comme « l’application Kairos », qui permet « aux organismes de formation d’agir sur le suivi des formations des demandeurs d’emploi ». Cette interface a été « immédiatement fermée », affirme France Travail dans son communiqué.
Compromission numérique depuis l’Isère
D’après leur enquête interne, l’origine de l’activité anormale émane d’un compte « d’un organisme de formation basé dans l’Isère » qui a été « compromis par un logiciel malveillant qui capte les informations d’authentification ».