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Forte mobilisation contre le projet minier Belenos dans le Candéen... |
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70 personnes ont participé à la réunion d’information sur le projet Belenos. © Ouest-France
Le 18 août, près de 70 personnes ont répondu à l’appel du collectif opposé au projet minier Belenos, à Challain-la-Potherie (Maine-et-Loire). Un succès inattendu pour les organisateurs qui dénoncent le flou qui entoure le projet
Thierry Brunet et Nicolas Besnard, ont été surpris de voir autant de monde. Ces deux citoyens engagés ont présenté à l’assistance, le 18 août, les contours du projet et les enjeux, déterminés à empêcher l’attribution d’un permis d’exploration par le ministère de l’Économie et de la Souveraineté industrielle et numérique.
Le projet, baptisé « Belenos, » est porté par la société Breiz Ressources, une start-up lorientaise spécialisée dans la prospection géologique et l’exploration de métaux et terres rares. L’entreprise est une filiale d’Aurania Ressources, groupe canadien créé en 2006.
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Une communication jugée trop opaque
Lors de la réunion, plusieurs participants ont dénoncé le manque d’informations diffusées localement. Très peu d’habitants ont été informés par leur municipalité, on parle même d’une certaine confidentialité autour du projet
, déplore un participant. Quelques communes ont toutefois ouvert le débat, comme Candé, avec un avis défavorable ; ou Loiré, avec un avis favorable.
À l’échelle intercommunale, le sujet a été abordé au sein d’Anjou Bleu communauté. Après des échanges nourris, les élus ont suivi majoritairement la position du président, Gilles Grimaud : un avis favorable, mais assorti de réserves concernant notamment la protection des captages d’eau et des zones naturelles sensibles.
À Challain-la-Potherie, le maire Anaël Robert explique que le dossier n’a pas été inscrit à l’ordre du jour, mais abordé en privé. Il critique des méthodes proches de celles des promoteurs éoliens
et rappelle son opposition à l’implantation d’éoliennes sur sa commune.
Inquiétudes et actions citoyennes
Parmi les principales craintes exprimées : l’impact sur les paysages, la qualité de l’eau, l’incertitude sur les retombées économiques et l’emploi. Les organisateurs rappellent par ailleurs les règles du Code minier : Le permis d’exploration, s’il est délivré, confère une exclusivité sur les gisements, mais le passage à l’exploitation nécessite une procédure distincte.
Pour contrer le projet, le collectif incite les propriétaires fonciers à refuser l’accès de leurs terrains pour les sondages géologiques. Un formulaire de refus a été distribué, et reste disponible en ligne (stop-belenos@eau-et-rivières.org). Inspirés par les initiatives en Bretagne, les opposants envisagent aussi l’installation de panneaux jaunes d’alerte dans les communes.
Les résultats de la seconde enquête publique sont consultables sur camino.beta.gouv.fr, Enquête qui alimente les débats autour d’un projet jugé sensible et contesté. Une autre réunion publique est prévue le 29 août à 20 h à Vritz, salle des Ardoisières.