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Fin de vie et aide à mourir : comment ont voté les députés de Maine-et-Loire... |
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L’Assemblée nationale a adopté la loi sur le « droit à l’aide à mourir ». © Archives AFP
Les députés français ont voté ce mardi 27 mai sur la création d’un droit à l’aide à mourir, première étape d’une réforme majeure de la présidence d’Emmanuel Macron, sur un sujet qui divise la France depuis des décennies, au-delà des clivages partisans.
Au plus haut sommet de l’État, tandis que le président était favorable au texte, le Premier ministre français, historiquement réticent à l’aide à mourir, avait exprimé mardi matin ses doutes sur le texte, affirmant qu’il s’abstiendrait
à ce stade, s’il était député, de voter le texte sur l’aide à mourir, sur lequel il avait toujours des interrogations
mais qu’il faisait confiance
au Parlement pour les lever
.
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Deux propositions de loi étaient au menu de l’Assemblée nationale ce mardi. Toutes deux ont été adoptées. La première, portait sur la création d’un « droit opposable » aux soins palliatifs, la seconde sur le « droit à l’aide à mourir ».
Sur la première, les sept députés de Maine-et-Loire ont voté pour. Sur la seconde, la plus emblématique, les votes ont été plus disparates : François Gernigon (Horizons), Anne-Laure Blin (LR), et Laëtitia Saint-Paul (Renaissance) ont voté contre ; Stella Dupont (non inscrite), Denis Masséglia (Renaissance) et Nicole Dubré-Chirat (Renaissance) ont voté pour ; et Philippe Bolo (MoDem) s’est abstenu.
Qui pourra en bénéficier ?
Ce droit à l’aide à mourir
, autre nom du suicide assisté et de l’euthanasie, sera ouvert aux personnes atteintes d’une affection grave et incurable
qui engage le pronostic vital, en phase avancée
ou terminale
, et présentant une souffrance physique ou psychologique constante
.
Il répond à l’objectif de mettre en place un modèle français
d’aide à mourir, strict et encadré
, a affirmé ce week-end la ministre de la Santé Catherine Vautrin dans le journal La Tribune dimanche, évoquant les malades pour lesquels les soins palliatifs ne répondent plus à leurs souffrances
.