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En Maine-et-Loire, la « belle rentrée scolaire » du directeur académique... |
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Benoît Dechambre, au centre, entouré des cadres des services départementaux de l’Éducation nationale. © Ouest-France
Fidèle à son habitude, Benoît Dechambre, directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) fait un point sur la rentrée scolaire en Maine-et-Loire. Morceaux choisis.
Chaque année, c’est la colle pour Benoît Dechambre. « Tous les ans, dit le directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) de Maine-et-Loire, on cherche comment définir la rentrée. » Pour l’exercice 2022, on fera dans le calme. Sans la volupté, peut-être.
« Pour moi, c’est simple : nous avons une belle rentrée. Et pour reprendre les termes de la nouvelle rectrice d’académie (Katia Béguin, N.D.L.R.), je dirais que c’est une rentrée sereine. Apaisée. »
Déjà , parce que le contexte sanitaire est différent. Les établissements disposent désormais d’un protocole allégé – qui ne dispense pas, pour autant, de respecter les gestes barrières.
Moins d’élèves
Cela étant posé, il y a un autre contexte, un peu moins serein : celui lié à la démographie dans le département. « Dans le premier degré, depuis plusieurs années, on perd des élèves, concède Benoît Dechambre. Selon nos prévisions, on aurait 949 élèves en moins. » Dont 339 dans le second degré (collège et lycée).
« Évidemment, ajoute le Dasen, tout cela doit être consolidé. Pour l’instant, nous en sommes encore au stade des ajustements. Dès lundi, nous finaliserons tout cela avec les priorités que nous nous sommes fixées. »
Classes dédoublées
Comme, par exemple, les dédoublements de classe pour limiter les effectifs à 12 élèves, dans les zones du réseau d’éducation prioritaire (REP et REP + ). « En grande section, en CP et en CE1, toutes les classes sont dédoublées. »
En face, les effectifs enseignants, notamment dans certaines disciplines (lettres, technologie) du second degré, sont, eux, en tension. Dont acte, pour Benoît Dechambre. « On a eu des inquiétudes, mais aujourd’hui, dans le département, nous n’avons pas de contractuels dans le premier degré, par exemple. »
« Manque d’attractivité »
Et le second degré ? « Nous en avons, mais ce n’est pas une nouveauté. Quelle entreprise de plus d’un million de personnes pourrait se passer de contractuels ? Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans une carence. » Tout en reconnaissant, quand même, un « manque d’attractivité dans l’Éducation nationale ».