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En Afrique du Sud, 12 personnes tuées après des tirs dans un foyer de travailleurs... |
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Des hommes armés ont pris d’assaut un foyer de travailleurs samedi 6 décembre 2025 à Pretoria, la capitale sud-africaine, tuant 11 personnes dont un enfant de 3 ans. Photo d’illustration. © EMMANUEL CROSET/AFP
Douze personnes, dont trois mineurs, ont été tuées par des hommes armés, qui ont pris d’assaut un foyer de travailleurs à Pretoria, la capitale sud-africaine, ce samedi 6 décembre. Selon la police, le lieu de la fusillade s’apparentait à « un bar clandestin ».
Des hommes armés ont pris d’assaut un foyer de travailleurs ce samedi 6 décembre 2025 à Pretoria, la capitale sud-africaine, tuant douze personnes, dont un enfant de 3 ans et un âgé de 12 ans, dans ce qui s’apparentait, selon la police, à un « bar clandestin », rapporte l’Agence France-Presse (AFP).
Cette attaque est la dernière d’une série de fusillades de masse qui ont choqué le pays de 63 millions d’habitants, lassé de la criminalité endémique et d’un taux d’homicides parmi les plus élevés au monde.
Une vingtaine de personnes visées par les tirs
« Je peux confirmer qu’au total, 25 personnes se sont fait tirer dessus », a déclaré la porte-parole de la police, Athlenda Mathe, ajoutant que quatorze d’entre elles avaient été hospitalisées. Dix personnes sont mortes sur place, dans le township de Saulsville, situé à 18 km à l’ouest de Pretoria, et deux ont succombé à leurs blessures à l’hôpital. Outre l’enfant de trois ans, un garçon de 12 ans et une jeune fille de 16 ans figurent aussi parmi les tués.
Trois hommes armés sont entrés dans l’établissement vers 4 h 30, heure locale, et ont tiré sans discrimination sur un groupe d’hommes en train de boire dans ce que qualifient de « bar clandestin » les autorités locales. Il s’agit d’un « incident fort regrettable. La police n’a été alertée que vers 6 h », a commenté Athlenda Mathe. Le mobile de la fusillade reste inconnu et la police est à la recherche de suspects, pour l’heure non identifiés.
Criminalité endémique
« Nous sommes confrontés à un grave problème avec ces débits de boissons illégaux et sans licence », a expliqué la porte-parole de la police, ajoutant que c’est là que se produisent la plupart des fusillades de masse. « Des innocents sont également victimes collatérales de ces violences », a-t-elle déploré au micro de la chaîne de télévision publique SABC.
L’Afrique du Sud, pays le plus industrialisé du continent, est aux prises avec une criminalité et une corruption endémiques, alimentées par des réseaux organisés. Les fusillades sont fréquentes, souvent liées aux violences des gangs et à l’alcool.
Si de nombreuses personnes possèdent légalement des armes à feu pour leur protection personnelle, le nombre d’armes illégales en circulation est bien plus important. Entre avril et septembre, environ 63 personnes ont été tuées chaque jour en Afrique du Sud, selon les données de la police. La plupart de ces décès étaient liés à des disputes, mais les vols et les violences de la part de gangs ont également contribué à ce bilan, a précisé la police en novembre.
En octobre, deux adolescents avaient été tués et cinq blessés lors d’une fusillade liée à des gangs à Johannesburg, la capitale économique du pays. En mai, des hommes armés avaient tué huit clients dans un bar de Durban, dans le sud-est du pays. L’année dernière, 18 membres d’une même famille avaient été abattus dans une ferme isolée de la province du Cap-Oriental, également dans le sud-est.